Vidéos de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec Jardinage Québec - Vidéos de Jardinage Bricolage Recyclage et Autosuffisance
 

CULTIVER DES GLAÏEULS : PLANTATION, FLORAISON ET CONSERVATION DES BULBES

 
Québec Jardinage ACCUEIL Québec Jardinage
  Infolettre
Nous suivre:
 
 
Poulailler   Jardinage Aquatique   Les Serres   Autosuffisance   Aménagement Paysager   Potager Fines Herbes Légumes et Fruits   Jardinage Écologique   Structures au Jardin   Semences et Semis   Conseils de Jardinage - Conseil de Bricolages - Conseil d'Autosuffisance   Répertoire des Plantes   Photos de Jardins   Forum de Jardinage Bricolage et Autosuffisance
Poulailler et Fermette   Jardinage
Aquatique
  Serres   Autosuffisance   Aménagement
Paysager
  Potager   Jardinage
Écologique
  Terrasses
Structures
  Semences
Semis
  Conseils au
Jardin
  Liste des
Plantes
  Photos et Vidéos   Forum
 
 
Forum de Jardinage Bricolage et Autosuffisance du Québec
 
 
  AUTRES VIDÉOS À CONSULTER
 
Vidéos Jardinage Québec CULTIVER DES GALÏEULS
Culture bouquets et cormes
Vidéo Jardinage Québec
 
 
 
 
Résumé de la vidéo et contenu inédit :
 
Serge Fortier EPCC (Monsieur Paillis), collaborateur certifié de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, se spécialise dans l'Enseignement du Processus de Consommation Circulaire (EPCC). Il nous partage, entre autres, ses nombreuses expériences et connaissances en nous proposant des méthodes de jardinage écologique en respect de l'environnement et qui demandent moins d'efforts aux jardiniers à la maison.
 
 
Dans cette vidéo, Serge Fortier (Monsieur Paillis) nous explique comment cultiver les glaïeuls pour obtenir une abondance de magnifiques fleurs coupées et composer des bouquets tout l’été. Il présente la plantation des cormes, couramment appelés bulbes de glaïeuls, ainsi que les bonnes pratiques pour favoriser une floraison généreuse. Il explique la différence entre un véritable bulbe et un corme et montre comment les cormelles permettent de multiplier facilement les glaïeuls d’une année à l’autre. Serge partage également sa méthode personnelle pour conserver ses cormes sous terre durant l’hiver en les protégeant soigneusement du gel. Découvrez enfin comment récolter, hiverner et replanter vos glaïeuls afin de développer progressivement une production abondante et durable.
 
 
 
 
Contenu de l'article de la vidéo :
 
Août 2026 :
 

CULTURE, PLANTATION ET PRODUCTION DES GLAÏEULS

 
La culture du glaïeul pour produire de beaux bouquets de fleurs coupées est relativement facile. Avec leurs longues tiges couvertes de fleurs qui s’ouvrent progressivement, les glaïeuls sont particulièrement intéressants pour apporter de la couleur au jardin et surtout pour obtenir une abondance de fleurs à couper pendant l’été.

Chez moi, c’est surtout ma femme qui profite de cette production. Elle aime beaucoup faire des bouquets et, lorsque les glaïeuls commencent à fleurir, elle peut aller en cueillir régulièrement. Nous en avons suffisamment pour fleurir la maison, décorer le gazebo et même donner des bouquets à des amis.

J’en cultive maintenant environ 200. Avec une telle quantité, la production devient vraiment abondante. Chaque gros corme peut produire une belle hampe florale, parfois davantage selon sa vigueur, sa grosseur et le cultivar. Lorsque les floraisons se succèdent, on peut donc récolter continuellement de nouvelles tiges.
 
 
Bouquet de Glaïeuls cultivés par Serge Fortier
Bouquet de Glaïeuls cultivés par Serge Fortier
 
 

Pourquoi le glaïeul est-il une excellente fleur coupée?

Le glaïeul est particulièrement bien adapté à la confection de bouquets grâce à sa grande hampe florale portant de nombreux boutons.

Les fleurs situées dans la partie inférieure s’ouvrent les premières. Ensuite, la floraison progresse graduellement vers le sommet. Une seule tige peut ainsi demeurer décorative longtemps puisque toutes ses fleurs ne s’ouvrent pas simultanément.

C’est justement ce qui est intéressant lorsqu’on les cueille. Il n’est pas nécessaire d’attendre que toute la hampe soit en fleurs. On peut récolter une tige lorsque les premiers boutons du bas commencent à montrer leur couleur ou que la première fleur commence à s’ouvrir. Les boutons suivants continueront ensuite à s’épanouir dans le vase.

Pour prolonger la durée du bouquet, on place rapidement les tiges dans de l’eau propre et on renouvelle régulièrement cette eau. Une récolte tôt le matin ou en fin de journée, lorsque les températures sont plus fraîches, permet également de limiter la déshydratation.

Il faut toutefois éviter de couper tout le feuillage avec la fleur. Plusieurs feuilles doivent demeurer sur le plant afin qu’elles puissent continuer la photosynthèse et fournir au nouveau corme les réserves nécessaires pour l’année suivante.
 
 

Bulbe ou corme de glaïeul : quelle est la différence?

Dans le langage courant, on parle presque toujours de « bulbes de glaïeuls ». J’utilise moi-même souvent ce terme parce que c’est celui que la majorité des jardiniers connaissent.

Botaniquement, cependant, le glaïeul ne produit pas un véritable bulbe : il produit un « corme ».

Cette distinction permet de mieux comprendre comment la plante pousse et se multiplie.

Un « bulbe véritable », comme celui d’une tulipe, d’un narcisse, d’un lys ou d’un oignon, est principalement constitué de feuilles modifiées et charnues disposées en couches autour d’une courte tige. Lorsqu’on coupe un oignon en deux, les différentes couches sont très faciles à observer. Ces couches servent de réserves à la plante.

Le « corme », lui, est différent. Il s’agit essentiellement d’une base de tige souterraine renflée, compacte et remplie de réserves nutritives. Si on coupe un corme de glaïeul en deux, on ne retrouve donc pas les couches caractéristiques d'un oignon. L’intérieur est beaucoup plus uniforme et solide.

Cette différence a aussi une conséquence intéressante sur le cycle du glaïeul. Pendant sa croissance, la plante utilise les réserves du vieux corme et forme progressivement un « nouveau corme au-dessus de l’ancien ». À la fin de la saison, le vieux corme est généralement épuisé tandis que le nouveau constitue les réserves qui permettront à la plante de repartir l’année suivante.

Autour du nouveau corme apparaissent également de nombreux petits organes appelés « cormelles ». Ce sont elles qui permettent de multiplier facilement les glaïeuls.

Ainsi, lorsqu’on parle de « bulbes de glaïeuls », tout le monde comprend de quoi il s’agit et le terme demeure pratique dans le langage courant. Mais lorsqu’on veut être précis, on devrait parler de « cormes de glaïeuls ».
 
 

Les cormelles permettent de multiplier les glaïeuls

La production de cormelles explique pourquoi une petite collection de glaïeuls peut devenir importante après quelques années.

Lorsqu’on déterre un gros corme à l’automne, on peut retrouver plusieurs petites cormelles autour de sa base. Elles peuvent être récupérées, conservées et replantées.

Il faut toutefois être patient. Une toute petite cormelle n’a pas encore suffisamment de réserves pour produire immédiatement une grande hampe florale. Elle doit généralement grossir pendant une ou plusieurs saisons avant d’atteindre une taille suffisante pour fleurir généreusement.

C’est ainsi que ma production s’est développée. D’une année à l’autre, je récupère mes cormes, je les conserve et je les replante. Comme j’ai tendance à tout garder, je me retrouve maintenant avec beaucoup plus de glaïeuls que lorsque j’ai commencé.

Pour quelqu’un qui souhaite produire beaucoup de fleurs coupées sans acheter de nouveaux cormes chaque printemps, c’est évidemment très intéressant.
 
 

Où planter les glaïeuls?

Pour produire de belles hampes florales, les glaïeuls apprécient beaucoup le soleil. Un emplacement bénéficiant d'au moins six heures de soleil direct par jour est généralement préférable.

Le drainage est également très important. Les cormes n’aiment pas demeurer dans une terre constamment saturée d’eau. Dans ces conditions, les risques de pourriture augmentent considérablement.

Un sol meuble, fertile et bien drainé convient donc particulièrement bien.

Dans un jardin consacré aux fleurs coupées, la plantation en rangs facilite l’entretien, le désherbage et surtout la récolte des longues tiges.
 
 

Quand planter les glaïeuls au printemps?

Les glaïeuls sont des plantes à floraison estivale sensibles au gel. On plante donc leurs cormes au printemps lorsque la terre s’est suffisamment réchauffée et qu’elle peut être travaillée dans de bonnes conditions.

Il ne sert à rien de se précipiter dans un sol extrêmement froid et détrempé. Le démarrage sera plus lent et les risques de pourriture seront plus importants.

Selon la grosseur des cormes et la nature du sol, on les installe généralement à environ 10 à 15 cm, soit 4 à 6 pouces de profondeur. Les petites cormelles sont plantées moins profondément.

La partie pointue du corme est dirigée vers le haut.
 
 
Cormes et cormelles de glaïeuls
Nettoyage des bulbes d'ail
 
 

Échelonner les plantations pour avoir des glaïeuls plus longtemps

Si votre objectif principal est de produire des fleurs coupées, je recommande de ne pas nécessairement planter tous les cormes la même journée.

On peut faire plusieurs plantations espacées d'environ 10 à 14 jours. De cette façon, toutes les hampes florales n’arrivent pas à maturité simultanément.

Cette technique permet d’étaler la récolte et de profiter de bouquets pendant une période beaucoup plus longue.

Chez moi, j’observe également des différences de précocité entre mes glaïeuls. Les blancs et les jaunes ont notamment tendance à apparaître plus tôt dans ma plantation, tandis que le rouge arrive ensuite en abondance.

Il faut toutefois préciser que la couleur ne détermine pas nécessairement la précocité. Celle-ci dépend principalement du cultivar, de la date de plantation, de la grosseur du corme et des conditions de croissance.

En combinant plusieurs cultivars et des plantations échelonnées, on peut prolonger considérablement la période de floraison.
 
 

Combien de fleurs produit un corme de glaïeul?

Un gros corme vigoureux produit normalement une belle hampe florale principale. Certains peuvent produire plus d’une pousse et donc davantage de fleurs selon leur grosseur, leur vigueur et leur variété.

Avec environ 200 cormes, la quantité de fleurs devient rapidement impressionnante.

Lorsque les plants n’arrivent pas tous à maturité exactement au même moment, on peut aller cueillir régulièrement de nouvelles hampes sans vider complètement la plate-bande.
 
 

Arrosage et paillage des glaïeuls

Les glaïeuls apprécient une humidité relativement régulière pendant leur période de croissance, particulièrement lorsque les hampes florales commencent à se développer.

Il faut cependant éviter l’excès d’eau. Le but n’est pas de garder constamment la terre détrempée, mais plutôt d’éviter les longues périodes de sécheresse.

Un paillis peut aider à maintenir une humidité plus régulière, à limiter l’évaporation et à réduire la croissance des mauvaises herbes.

Comme toujours avec les cormes, le drainage demeure essentiel.
 
 

Faut-il tuteurer les glaïeuls?

Les glaïeuls peuvent produire de très longues hampes florales. Lorsqu’elles sont couvertes de fleurs, elles offrent une grande prise au vent et peuvent se coucher ou même casser.

Dans un endroit exposé, un soutien peut donc être utile.

On peut installer des tuteurs individuels, tendre une ficelle de chaque côté du rang ou utiliser un filet horizontal de soutien.

Pour la production de fleurs coupées, cette précaution est particulièrement intéressante puisque l’on cherche justement à obtenir de longues tiges bien droites.
 
 

Quand couper les glaïeuls pour les bouquets?

Pour obtenir une bonne durée en vase, on récolte généralement la hampe lorsque les premières fleurs inférieures commencent à montrer leur couleur ou à s’ouvrir.

Il n’est pas nécessaire d’attendre que toute la tige soit fleurie.

Les boutons continueront à s’ouvrir progressivement dans le bouquet. C’est justement ce qui donne au glaïeul une excellente valeur comme fleur coupée.

Lorsqu’on coupe, il est toutefois important de laisser plusieurs feuilles sur la plante. Ces feuilles continueront à nourrir le corme qui devra passer l’hiver et produire une nouvelle plante au printemps suivant.
 
 
 
 

RÉCOLTE, MULTIPLICATION ET CONSERVATION DES CORMES DE GLAÏEULS

 
 

Laisser les feuilles travailler après la floraison

Lorsque les dernières fleurs sont fanées, le cycle du glaïeul n’est pas terminé.

Sous la terre, la plante prépare déjà la saison suivante.

Les feuilles vertes continuent leur photosynthèse et produisent l’énergie nécessaire à la formation et au grossissement du nouveau corme. Plus celui-ci accumule de réserves, plus il aura de ressources pour repartir vigoureusement l’année suivante.

Il faut donc laisser le feuillage en place aussi longtemps qu’il demeure vert et fonctionnel.
 
 

Quand déterrer les glaïeuls à l’automne?

Au Québec et dans les autres régions où le sol gèle profondément, les glaïeuls ne peuvent généralement pas demeurer simplement dans la plate-bande tout l’hiver comme des tulipes rustiques.

On laisse les plants terminer leur maturation à la fin de l’été et au début de l’automne. Lorsque le feuillage jaunit ou qu’une première gelée légère l’endommage, on peut récolter les cormes.

Chez moi, cette opération se fait généralement au mois d’octobre.

L’important est de procéder avant que le sol ne gèle profondément et n’endommage les cormes.
 
 

Comment déterrer les cormes sans les abîmer?

Une fourche à bêcher ou une pelle peut être utilisée en travaillant suffisamment loin de la base du plant.

On soulève doucement la motte plutôt que de tirer brutalement sur la tige.

Il faut éviter autant que possible de couper ou de blesser les cormes, car les blessures peuvent favoriser les pourritures pendant l’entreposage.

Une fois les cormes récoltés, on retire délicatement l’excédent de terre.
 
 
Lieu de la plantation de glaïeuls en culture chez Serge Fortier
Les glaïeuls en culture au jardiun de Serge Fortier
 
 

Faire sécher les cormes avant l’entreposage traditionnel

Pour un entreposage intérieur classique, il est préférable de laisser les cormes sécher dans un endroit sec, aéré et protégé des intempéries avant de les ranger pour l’hiver.

Cette période de cure facilite le nettoyage et permet aux enveloppes extérieures de sécher.

On peut ensuite trier soigneusement les cormes.

Tous ceux qui sont mous, fortement endommagés, pourris ou présentant des symptômes suspects devraient être éliminés. Lorsqu’on conserve son propre matériel année après année, cette sélection devient particulièrement importante pour maintenir une plantation saine.
 
 

Que devient l’ancien corme?

Lorsqu’on nettoie les glaïeuls à l’automne, on peut souvent distinguer le nouveau corme de l’ancien.

Le vieux corme, situé sous le nouveau, a fourni une grande partie de ses réserves pendant la saison. Il devient généralement aplati, sec et épuisé.

Le nouveau corme, formé au-dessus, est celui que l’on souhaite conserver pour la saison suivante.

Autour de lui, on retrouve les petites cormelles qui pourront servir à multiplier la plantation.

C’est une différence fondamentale avec plusieurs véritables bulbes : le glaïeul renouvelle essentiellement son organe de réserve en produisant un nouveau corme pendant la saison.
 
 

Comment conserver les cormes de glaïeuls pendant l’hiver?

La méthode classique consiste à conserver les cormes dans un endroit frais, sec, sombre, bien ventilé et surtout hors gel.

Une température d’environ 4 à 7 °C constitue généralement une bonne plage pour leur conservation hivernale.

Cette température est suffisamment fraîche pour maintenir les cormes en dormance sans les exposer au gel.

On peut les placer dans des sacs de papier, des sacs en filet, des cagettes ou d’autres contenants qui permettent une bonne circulation d’air. Les contenants hermétiques sont à éviter, car ils peuvent retenir l’humidité et favoriser la moisissure.

Pendant l’hiver, il est également judicieux d’inspecter les cormes à quelques reprises. Si l’un d’eux devient mou ou commence à pourrir, on l’enlève afin d’éviter que le problème se propage.
 
 

Pourquoi une chambre froide imparfaite peut poser problème

En théorie, la conservation paraît simple. En pratique, tout le monde ne possède pas un endroit offrant des conditions idéales.

C’est justement mon problème.

Ma chambre froide n’est pas parfaite en matière de température et d’humidité. Lorsque l’endroit est trop chaud ou trop sec, les cormes peuvent progressivement se déshydrater. À l’inverse, un endroit trop humide et insuffisamment ventilé favorise les moisissures et les pourritures.

J’ai rencontré le même genre de problème avec mes pommes de terre de semence.

C’est pour cette raison que j’ai cherché une méthode correspondant mieux à mes installations.
 
 

Ma méthode : conserver les cormes sous terre pendant l’hiver

Depuis quelques années, je conserve mes cormes de glaïeuls sous terre dans le jardin.

Je fais quelque chose de semblable avec mes pommes de terre de semence.

Il faut toutefois comprendre exactement ce que signifie cette méthode. Il ne s’agit pas simplement de laisser les glaïeuls plantés dans la plate-bande et de les abandonner à l’hiver québécois.

Les cormes doivent absolument être protégés du gel.

Dans mon cas, je les enterre dans une zone prévue pour l’entreposage et je mets environ 6 pouces de terre au-dessus. Lorsque le froid arrive, généralement vers le mois de novembre, j’ajoute une bonne protection de paillis.

Cette couverture supplémentaire est essentielle à ma méthode.
 
 

Six pouces de terre ne suffisent pas à protéger du gel

Il faut apporter ici une précision importante.

Dans une grande partie du Québec, six pouces de terre à eux seuls ne peuvent absolument pas garantir qu’un corme de glaïeul restera hors gel pendant tout l’hiver.

Le gel peut descendre beaucoup plus profondément.

La réussite de l’entreposage sous terre dépend donc de plusieurs facteurs : l’épaisseur totale de l'isolation, le type de paillis, l’accumulation de neige, l’exposition du terrain, les températures hivernales, le drainage et les caractéristiques du sol.

Ma méthode doit donc être considérée comme un entreposage enterré isolé et hors gel, et non comme une culture où l’on laisse simplement les glaïeuls passer l’hiver dans la plate-bande.

Si vous ne pouvez pas être certain que les cormes seront protégés du gel, la conservation traditionnelle dans un endroit intérieur à environ 4 à 7 °C est beaucoup plus sécuritaire.
 
 

Pourquoi l’entreposage dans la terre peut fonctionner

La terre possède une certaine inertie thermique. Elle réagit beaucoup moins rapidement aux changements de température que l’air extérieur.

Lorsqu’un entreposage est suffisamment profond et bien isolé, les variations de température peuvent donc être moins importantes.

Dans mon cas, cette méthode m’a donné de meilleurs résultats que ma chambre froide imparfaite, où j’avais parfois des problèmes de déshydratation.

Mais encore une fois, le principe fondamental est de maintenir les cormes hors gel.
 
 

Attention également à l’humidité

Le froid n’est pas le seul ennemi.

Un corme conservé dans un sol saturé d’eau peut pourrir même s’il ne gèle jamais.

L’endroit choisi pour un entreposage enterré doit donc être très bien drainé. Il faut empêcher autant que possible les accumulations d’eau autour des cormes, particulièrement pendant les périodes de redoux ou lors de la fonte des neiges.

C’est donc toujours une question d’équilibre : assez de protection contre le froid, mais pas un milieu constamment détrempé.
 
 
Glaïeuls
Glaïeuls sous une structure de serre de jardin
 
 

Ressortir les cormes au printemps

Au printemps, je récupère mes cormes lorsque les grands froids sont passés. Chez moi, cela peut se faire autour du mois d’avril selon les conditions.

Avec l’augmentation des températures, les cormes commencent progressivement à sortir de leur dormance.

Je peux alors les inspecter, sélectionner les plus beaux et préparer ma plantation.

Ensuite, bingo : on replante et le cycle recommence.
 
 

Comment reconnaître un bon corme de glaïeul?

Un bon corme destiné à être replanté doit être ferme et exempt de pourriture.

Les plus gros cormes possèdent généralement davantage de réserves et ont de meilleures chances de produire rapidement une hampe florale vigoureuse.

À l’inverse, un corme très mou, fortement desséché ou présentant des lésions importantes n’est pas un bon candidat.

Il ne faut donc pas seulement chercher à conserver le maximum de cormes. Il vaut mieux privilégier du matériel sain.
 
 

Maladies et ravageurs des glaïeuls

Même si les glaïeuls sont relativement faciles à cultiver, quelques problèmes peuvent apparaître.

Les thrips font notamment partie des ravageurs pouvant attaquer le feuillage et les fleurs. Des maladies fongiques et bactériennes peuvent également provoquer des taches, des déformations ou des pourritures des cormes.

La prévention commence avec une bonne hygiène de culture : utiliser des cormes sains, éliminer les spécimens malades, éviter les blessures pendant la récolte, favoriser un bon drainage et ne pas conserver des cormes présentant des signes évidents de pourriture.

Lorsqu’on multiplie soi-même ses glaïeuls pendant plusieurs années, cette sélection devient encore plus importante.
 
 

Une culture économique qui devient rapidement autosuffisante

On peut commencer avec quelques dizaines de cormes achetés au printemps. On les plante, on profite des fleurs pendant l’été, on récupère les nouveaux cormes à l’automne et on les replante l’année suivante.

Les cormelles permettent ensuite d’augmenter progressivement la production.

Après quelques années, on peut se retrouver avec suffisamment de glaïeuls pour produire une grande quantité de bouquets sans devoir acheter continuellement de nouveaux cormes.

C’est exactement ce qui s’est produit chez moi.

À force de tout récupérer et de tout replanter, j’en ai maintenant tellement que la plantation occupe une bonne superficie du jardin. J’arrive au point où je dois sélectionner ce que je conserve et où je peux partager les surplus avec d’autres jardiniers.
 
 

Produire des bouquets de glaïeuls pendant une grande partie de l’été

Pour quelqu’un qui aime les fleurs coupées, les glaïeuls sont difficiles à battre.

Ils produisent de grandes hampes spectaculaires, offrent énormément de choix de couleurs et permettent d’obtenir beaucoup de fleurs sur une superficie relativement limitée.

En échelonnant les plantations, en cultivant plusieurs variétés et en récoltant les hampes au bon stade, on peut prolonger considérablement la période pendant laquelle on dispose de fleurs fraîches.

Chez moi, on retrouve notamment beaucoup de rouges, mais également des blancs, des jaunes et différentes autres couleurs. Cela permet de varier constamment les bouquets.
 
 

Les principales erreurs à éviter avec les glaïeuls

Une première erreur consiste à planter les cormes dans une terre constamment détrempée. Le drainage est essentiel pour limiter les risques de pourriture.

Une autre erreur est de couper trop de feuilles lorsqu’on récolte les fleurs. Les feuilles restantes sont indispensables pour permettre au nouveau corme d’accumuler suffisamment de réserves.

Il faut également éviter de confondre le glaïeul avec une plante bulbeuse parfaitement rustique. Dans les régions froides, les cormes doivent être récoltés ou protégés par une véritable méthode d’entreposage hors gel.

Pour un entreposage intérieur, une température autour de 4 à 7 °C, combinée à un environnement sec et bien ventilé, constitue une excellente référence.

Enfin, il faut trier son matériel chaque année. Conserver absolument tout, y compris des cormes mous ou malades, n’est pas une bonne stratégie.
 
 
 

CONCLUSION

Le glaïeul est une plante formidable pour le jardinier qui souhaite produire ses propres fleurs coupées. Sa culture est relativement simple, sa floraison est spectaculaire et ses longues hampes permettent de réaliser de magnifiques bouquets pendant l’été.

Chez moi, avec environ 200 cormes en culture, ma femme peut cueillir régulièrement de nouvelles fleurs, faire des bouquets pour la maison et le gazebo et même en offrir à nos amis. Comme les fleurs d’une hampe s’ouvrent progressivement du bas vers le haut, une tige récoltée au bon moment peut continuer à évoluer pendant plusieurs jours dans le vase.

Il est également intéressant de comprendre que ce que nous appelons couramment un « bulbe de glaïeul » est en réalité un corme. Contrairement au véritable bulbe, constitué de couches charnues comme celles d’un oignon ou d’une tulipe, le corme est une tige souterraine renflée et compacte servant de réserve. Pendant l’été, un nouveau corme se forme au-dessus de l’ancien et de petites cormelles apparaissent autour de lui. C’est ce mécanisme qui permet de multiplier progressivement sa production.

À l’automne, les cormes doivent être protégés du gel. La méthode traditionnelle consiste à les faire sécher puis à les entreposer dans un endroit frais, sombre, sec et bien ventilé, idéalement autour de 4 à 7 °C.

De mon côté, comme ma chambre froide ne m’offre pas toujours les conditions idéales de température et d’humidité, j’ai obtenu de bons résultats avec un entreposage sous terre soigneusement isolé, un principe que j’utilise également pour certaines pommes de terre de semence. Cette méthode ne consiste toutefois pas à simplement abandonner les glaïeuls dans le jardin : il faut absolument empêcher le gel de rejoindre les cormes et éviter les excès d’eau.

Au printemps, je récupère les cormes, je sélectionne les plus beaux et je les replante. Puis tout recommence : les pousses apparaissent, les grandes hampes se forment, les couleurs arrivent et les bouquets reviennent dans la maison.

Et c’est probablement ce qui rend les glaïeuls aussi intéressants. On peut commencer avec quelques cormes et, quelques années plus tard, se retrouver avec une véritable petite production de fleurs coupées. C’est simple, économique, reproductible et surtout très agréable lorsqu’on peut aller au jardin chercher presque à volonté de grandes tiges fleuries pour composer ses propres bouquets.
 
 
 
Commentaire de Serge Fortier :
« Abonnez-vous à la chaîne Youtube de Jardinage Bricolage Autosuffisance Québec pour voir toutes mes vidéos! »
 
 
 
 
Collaborateur de Jardinage Québec :
 
Serge Fortier EPCC est environnementaliste, consultant en jardinage écologique, auteur, conférencier, formateur et collaborateur certifié de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec.
 
 
Voir d'autres vidéos sur le même sujet :
 
 
Cliquez ici ----> Catégorie :  Végétaux lichens et champignons
 
 
 
Consulter la liste des vidéos et articles de Serge Fortier EPCC
 
 
 
Consulter la liste de toutes les vidéos
 
 
 
Rechercher votre vidéo ici :
 
 
 
 
Voir la Page Facebook de
Jardinage Québec
Joindre le Groupe Facebook de
Jardinage Québec
 
   
 
Groupe Jardinage Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bienvenue sur Jardinage Québec;  la référence québécoise du jardinage, de l'autosuffisance, du recyclage et du bricolage au jardin.

Cette section du site, vous présente des vidéos de projets au jardin ou à la maison réalisés par nos collaborateurs.

De plus, on y retrouve de nombreux trucs et astuces en matière de bricolage, de recyclage et d'autosuffisance. La faune et la flore y sont également à l'honneur. Profitez et apprenez!
 
 
Serge Fortin - Monsieur Paillis 
Serge Fortier
Monsieur Paillis
Solutions écologiques pour un jardin réussi
Zone 4, Sainte-Marie-de-Blandford, Québec
 
Collaborateur Certifié
www.jardinage-quebec.com 
 
 
Liste de mes capsules vidéo-article
 
 
 
 
 
Vidéo à voir
Altises au jardin : comment protéger efficacement vos légumes
  Altises au jardin : comment protéger efficacement vos légumes
   
  Serge Fortier EPCC, collaborateur de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, nous explique comment identifier les altises, de petits insectes capables d'endommager rapidement les jeunes légumes du potager. Il présente les symptômes typiques observés sur les feuilles ainsi que les cultures les plus vulnérables. Découvrez une méthode simple utilisant des protections munies de filets anti-insectes pour limiter les dégâts. Une approche écologique efficace pour protéger les récoltes sans recourir aux pesticides.
   
  Voir la vidéo Jardinage Québec
 
 
 
 
Vidéo à voir
Logissol-O : le système d'arrosage souterrain qui économise l'eau au jardin
  Logissol-O : le système d'arrosage souterrain qui économise l'eau au jardin
   
  Serge Fortier EPCC, collaborateur de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, nous présente le fonctionnement complet du Logissol-O, un système d'irrigation souterraine conçu pour économiser l'eau et améliorer la santé des végétaux. Il explique comment la capillarité naturelle permet aux plantes de développer des racines plus profondes et plus autonomes. Découvrez les avantages du dispositif pour le potager, les arbres, les arbustes et les petits fruits. Une solution écologique, durable et efficace pour réduire l'arrosage tout en augmentant les performances du jardin. 21 Questions-Réponses sur le dispositif d'arrosage Logissol-O.
   
  Voir la vidéo Jardinage Québec
 
 
 
 
Chaîne Youtube de Jardinage Québec
Liste des Vidéos de Jardinage Québec
 
 
Jardinage Québec
Liste des Guides de Jardinage Bricolage Autosuffisance
 
 
 
 
Recettes de Pépére
Liste des Recettes de Jardinage Autosuffisance Québec
 
 
Blog de jardinage
Liste des Reportages des collaborateurs de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec
 
 
Joindre le Groupe Facebook de
Jardinage Autosuffisance Québec
Groupe de Jardinage Autosuffisance Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
Voir la Page Facebook de
Jardinage Québec
 
 
 
 
 
 
 
 
CULTIVER DES GLAÏEULS : PLANTATION, BOUQUETS ET CONSERVATION DES BULBES
 
 
 
 
 
Vidéos de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec
Jardinage-Quebec.com
© Tous droits réservés
Collaborations:
Le Jardin des Patriotes Jardinage France Blogue Jardinage Bricolage DIY-Jardin Forum Jardinage Francophone
USA Gardening UK Gardening Forum Gardening Les Trucs Maison Canada Gardening
  Jardinage Québec DIY-Garden Patriotes Private Garden  
    Trucs de Jardinage au Québec