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CULTIVER DES GALÏEULS
Culture bouquets et cormes |
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Résumé de la vidéo et
contenu inédit
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Serge Fortier EPCC (Monsieur Paillis), collaborateur
certifié de
Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, se
spécialise dans l'Enseignement du Processus de
Consommation Circulaire (EPCC). Il nous partage, entre
autres, ses nombreuses expériences et connaissances en
nous proposant des méthodes de jardinage écologique en
respect de l'environnement et qui demandent moins
d'efforts aux jardiniers à la maison. |
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Dans cette vidéo, Serge Fortier (Monsieur Paillis) nous
explique comment cultiver les glaïeuls pour obtenir une
abondance de magnifiques fleurs coupées et composer des
bouquets tout l’été. Il présente la plantation des
cormes, couramment appelés bulbes de glaïeuls, ainsi que
les bonnes pratiques pour favoriser une floraison
généreuse. Il explique la différence entre un véritable
bulbe et un corme et montre comment les cormelles
permettent de multiplier facilement les glaïeuls d’une
année à l’autre. Serge partage également sa méthode
personnelle pour conserver ses cormes sous terre durant
l’hiver en les protégeant soigneusement du gel.
Découvrez enfin comment récolter, hiverner et replanter
vos glaïeuls afin de développer progressivement une
production abondante et durable. |
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Contenu de l'article de la vidéo : |
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Août 2026 :
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CULTURE, PLANTATION ET PRODUCTION DES GLAÏEULS
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La culture du glaïeul pour produire de beaux bouquets de
fleurs coupées est relativement facile. Avec leurs
longues tiges couvertes de fleurs qui s’ouvrent
progressivement, les glaïeuls sont particulièrement
intéressants pour apporter de la couleur au jardin et
surtout pour obtenir une abondance de fleurs à couper
pendant l’été.
Chez moi, c’est surtout ma femme qui profite de cette
production. Elle aime beaucoup faire des bouquets et,
lorsque les glaïeuls commencent à fleurir, elle peut
aller en cueillir régulièrement. Nous en avons
suffisamment pour fleurir la maison, décorer le gazebo
et même donner des bouquets à des amis.
J’en cultive maintenant environ 200. Avec une telle
quantité, la production devient vraiment abondante.
Chaque gros corme peut produire une belle hampe florale,
parfois davantage selon sa vigueur, sa grosseur et le
cultivar. Lorsque les floraisons se succèdent, on peut
donc récolter continuellement de nouvelles tiges. |
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Bouquet de Glaïeuls cultivés par Serge Fortier |
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Pourquoi le glaïeul est-il une excellente fleur
coupée?
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Le glaïeul est particulièrement bien adapté à la
confection de bouquets grâce à sa grande hampe florale
portant de nombreux boutons.
Les fleurs situées dans la partie inférieure s’ouvrent
les premières. Ensuite, la floraison progresse
graduellement vers le sommet. Une seule tige peut ainsi
demeurer décorative longtemps puisque toutes ses fleurs
ne s’ouvrent pas simultanément.
C’est justement ce qui est intéressant lorsqu’on les
cueille. Il n’est pas nécessaire d’attendre que toute la
hampe soit en fleurs. On peut récolter une tige lorsque
les premiers boutons du bas commencent à montrer leur
couleur ou que la première fleur commence à s’ouvrir.
Les boutons suivants continueront ensuite à s’épanouir
dans le vase.
Pour prolonger la durée du bouquet, on place rapidement
les tiges dans de l’eau propre et on renouvelle
régulièrement cette eau. Une récolte tôt le matin ou en
fin de journée, lorsque les températures sont plus
fraîches, permet également de limiter la déshydratation.
Il faut toutefois éviter de couper tout le feuillage
avec la fleur. Plusieurs feuilles doivent demeurer sur
le plant afin qu’elles puissent continuer la
photosynthèse et fournir au nouveau corme les réserves
nécessaires pour l’année suivante. |
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Bulbe ou corme de glaïeul : quelle est la
différence?
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Dans le langage courant, on parle presque toujours de «
bulbes de glaïeuls ». J’utilise moi-même souvent ce
terme parce que c’est celui que la majorité des
jardiniers connaissent.
Botaniquement, cependant, le glaïeul ne produit pas un
véritable bulbe : il produit un « corme ».
Cette distinction permet de mieux comprendre comment la
plante pousse et se multiplie.
Un « bulbe véritable », comme celui d’une tulipe, d’un
narcisse, d’un lys ou d’un oignon, est principalement
constitué de feuilles modifiées et charnues disposées en
couches autour d’une courte tige. Lorsqu’on coupe un
oignon en deux, les différentes couches sont très
faciles à observer. Ces couches servent de réserves à la
plante.
Le « corme », lui, est différent. Il s’agit
essentiellement d’une base de tige souterraine renflée,
compacte et remplie de réserves nutritives. Si on coupe
un corme de glaïeul en deux, on ne retrouve donc pas les
couches caractéristiques d'un oignon. L’intérieur est
beaucoup plus uniforme et solide.
Cette différence a aussi une conséquence intéressante
sur le cycle du glaïeul. Pendant sa croissance, la
plante utilise les réserves du vieux corme et forme
progressivement un « nouveau corme au-dessus de l’ancien
». À la fin de la saison, le vieux corme est
généralement épuisé tandis que le nouveau constitue les
réserves qui permettront à la plante de repartir l’année
suivante.
Autour du nouveau corme apparaissent également de
nombreux petits organes appelés « cormelles ». Ce sont
elles qui permettent de multiplier facilement les
glaïeuls.
Ainsi, lorsqu’on parle de « bulbes de glaïeuls », tout
le monde comprend de quoi il s’agit et le terme demeure
pratique dans le langage courant. Mais lorsqu’on veut
être précis, on devrait parler de « cormes de glaïeuls
». |
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Les cormelles permettent de multiplier les glaïeuls
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La production de cormelles explique pourquoi une petite
collection de glaïeuls peut devenir importante après
quelques années.
Lorsqu’on déterre un gros corme à l’automne, on peut
retrouver plusieurs petites cormelles autour de sa base.
Elles peuvent être récupérées, conservées et replantées.
Il faut toutefois être patient. Une toute petite
cormelle n’a pas encore suffisamment de réserves pour
produire immédiatement une grande hampe florale. Elle
doit généralement grossir pendant une ou plusieurs
saisons avant d’atteindre une taille suffisante pour
fleurir généreusement.
C’est ainsi que ma production s’est développée. D’une
année à l’autre, je récupère mes cormes, je les conserve
et je les replante. Comme j’ai tendance à tout garder,
je me retrouve maintenant avec beaucoup plus de glaïeuls
que lorsque j’ai commencé.
Pour quelqu’un qui souhaite produire beaucoup de fleurs
coupées sans acheter de nouveaux cormes chaque
printemps, c’est évidemment très intéressant. |
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Où planter les glaïeuls?
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Pour produire de belles hampes florales, les glaïeuls
apprécient beaucoup le soleil. Un emplacement
bénéficiant d'au moins six heures de soleil direct par
jour est généralement préférable.
Le drainage est également très important. Les cormes
n’aiment pas demeurer dans une terre constamment saturée
d’eau. Dans ces conditions, les risques de pourriture
augmentent considérablement.
Un sol meuble, fertile et bien drainé convient donc
particulièrement bien.
Dans un jardin consacré aux fleurs coupées, la
plantation en rangs facilite l’entretien, le désherbage
et surtout la récolte des longues tiges. |
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Quand planter les glaïeuls au printemps?
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Les glaïeuls sont des plantes à floraison estivale
sensibles au gel. On plante donc leurs cormes au
printemps lorsque la terre s’est suffisamment réchauffée
et qu’elle peut être travaillée dans de bonnes
conditions.
Il ne sert à rien de se précipiter dans un sol
extrêmement froid et détrempé. Le démarrage sera plus
lent et les risques de pourriture seront plus
importants.
Selon la grosseur des cormes et la nature du sol, on les
installe généralement à environ 10 à 15 cm, soit 4 à 6
pouces de profondeur. Les petites cormelles sont
plantées moins profondément.
La partie pointue du corme est dirigée vers le haut. |
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| Nettoyage des bulbes d'ail |
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Échelonner les plantations pour avoir des glaïeuls
plus longtemps
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Si votre objectif principal est de produire des fleurs
coupées, je recommande de ne pas nécessairement planter
tous les cormes la même journée.
On peut faire plusieurs plantations espacées d'environ
10 à 14 jours. De cette façon, toutes les hampes
florales n’arrivent pas à maturité simultanément.
Cette technique permet d’étaler la récolte et de
profiter de bouquets pendant une période beaucoup plus
longue.
Chez moi, j’observe également des différences de
précocité entre mes glaïeuls. Les blancs et les jaunes
ont notamment tendance à apparaître plus tôt dans ma
plantation, tandis que le rouge arrive ensuite en
abondance.
Il faut toutefois préciser que la couleur ne détermine
pas nécessairement la précocité. Celle-ci dépend
principalement du cultivar, de la date de plantation, de
la grosseur du corme et des conditions de croissance.
En combinant plusieurs cultivars et des plantations
échelonnées, on peut prolonger considérablement la
période de floraison. |
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Combien de fleurs produit un corme de glaïeul?
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Un gros corme vigoureux produit normalement une belle
hampe florale principale. Certains peuvent produire plus
d’une pousse et donc davantage de fleurs selon leur
grosseur, leur vigueur et leur variété.
Avec environ 200 cormes, la quantité de fleurs devient
rapidement impressionnante.
Lorsque les plants n’arrivent pas tous à maturité
exactement au même moment, on peut aller cueillir
régulièrement de nouvelles hampes sans vider
complètement la plate-bande. |
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Arrosage et paillage des glaïeuls
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Les glaïeuls apprécient une humidité relativement
régulière pendant leur période de croissance,
particulièrement lorsque les hampes florales commencent
à se développer.
Il faut cependant éviter l’excès d’eau. Le but n’est pas
de garder constamment la terre détrempée, mais plutôt
d’éviter les longues périodes de sécheresse.
Un paillis peut aider à maintenir une humidité plus
régulière, à limiter l’évaporation et à réduire la
croissance des mauvaises herbes.
Comme toujours avec les cormes, le drainage demeure
essentiel. |
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Faut-il tuteurer les glaïeuls?
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Les glaïeuls peuvent produire de très longues hampes
florales. Lorsqu’elles sont couvertes de fleurs, elles
offrent une grande prise au vent et peuvent se coucher
ou même casser.
Dans un endroit exposé, un soutien peut donc être utile.
On peut installer des tuteurs individuels, tendre une
ficelle de chaque côté du rang ou utiliser un filet
horizontal de soutien.
Pour la production de fleurs coupées, cette précaution
est particulièrement intéressante puisque l’on cherche
justement à obtenir de longues tiges bien droites. |
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Quand couper les glaïeuls pour les bouquets?
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Pour obtenir une bonne durée en vase, on récolte
généralement la hampe lorsque les premières fleurs
inférieures commencent à montrer leur couleur ou à
s’ouvrir.
Il n’est pas nécessaire d’attendre que toute la tige
soit fleurie.
Les boutons continueront à s’ouvrir progressivement dans
le bouquet. C’est justement ce qui donne au glaïeul une
excellente valeur comme fleur coupée.
Lorsqu’on coupe, il est toutefois important de laisser
plusieurs feuilles sur la plante. Ces feuilles
continueront à nourrir le corme qui devra passer l’hiver
et produire une nouvelle plante au printemps suivant. |
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RÉCOLTE, MULTIPLICATION ET CONSERVATION DES CORMES
DE GLAÏEULS
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Laisser les feuilles travailler après la floraison
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Lorsque les dernières fleurs sont fanées, le cycle du
glaïeul n’est pas terminé.
Sous la terre, la plante prépare déjà la saison
suivante.
Les feuilles vertes continuent leur photosynthèse et
produisent l’énergie nécessaire à la formation et au
grossissement du nouveau corme. Plus celui-ci accumule
de réserves, plus il aura de ressources pour repartir
vigoureusement l’année suivante.
Il faut donc laisser le feuillage en place aussi
longtemps qu’il demeure vert et fonctionnel. |
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Quand déterrer les glaïeuls à l’automne?
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Au Québec et dans les autres régions où le sol gèle
profondément, les glaïeuls ne peuvent généralement pas
demeurer simplement dans la plate-bande tout l’hiver
comme des tulipes rustiques.
On laisse les plants terminer leur maturation à la fin
de l’été et au début de l’automne. Lorsque le feuillage
jaunit ou qu’une première gelée légère l’endommage, on
peut récolter les cormes.
Chez moi, cette opération se fait généralement au mois
d’octobre.
L’important est de procéder avant que le sol ne gèle
profondément et n’endommage les cormes. |
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Comment déterrer les cormes sans les abîmer?
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Une fourche à bêcher ou une pelle peut être utilisée en
travaillant suffisamment loin de la base du plant.
On soulève doucement la motte plutôt que de tirer
brutalement sur la tige.
Il faut éviter autant que possible de couper ou de
blesser les cormes, car les blessures peuvent favoriser
les pourritures pendant l’entreposage.
Une fois les cormes récoltés, on retire délicatement
l’excédent de terre. |
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Les glaïeuls en culture au jardiun de Serge
Fortier |
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Faire sécher les cormes avant l’entreposage
traditionnel
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Pour un entreposage intérieur classique, il est
préférable de laisser les cormes sécher dans un endroit
sec, aéré et protégé des intempéries avant de les ranger
pour l’hiver.
Cette période de cure facilite le nettoyage et permet
aux enveloppes extérieures de sécher.
On peut ensuite trier soigneusement les cormes.
Tous ceux qui sont mous, fortement endommagés, pourris
ou présentant des symptômes suspects devraient être
éliminés. Lorsqu’on conserve son propre matériel année
après année, cette sélection devient particulièrement
importante pour maintenir une plantation saine. |
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Que devient l’ancien corme?
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Lorsqu’on nettoie les glaïeuls à l’automne, on peut
souvent distinguer le nouveau corme de l’ancien.
Le vieux corme, situé sous le nouveau, a fourni une
grande partie de ses réserves pendant la saison. Il
devient généralement aplati, sec et épuisé.
Le nouveau corme, formé au-dessus, est celui que l’on
souhaite conserver pour la saison suivante.
Autour de lui, on retrouve les petites cormelles qui
pourront servir à multiplier la plantation.
C’est une différence fondamentale avec plusieurs
véritables bulbes : le glaïeul renouvelle
essentiellement son organe de réserve en produisant un
nouveau corme pendant la saison. |
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Comment conserver les cormes de glaïeuls pendant
l’hiver?
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La méthode classique consiste à conserver les cormes
dans un endroit frais, sec, sombre, bien ventilé et
surtout hors gel.
Une température d’environ 4 à 7 °C constitue
généralement une bonne plage pour leur conservation
hivernale.
Cette température est suffisamment fraîche pour
maintenir les cormes en dormance sans les exposer au
gel.
On peut les placer dans des sacs de papier, des sacs en
filet, des cagettes ou d’autres contenants qui
permettent une bonne circulation d’air. Les contenants
hermétiques sont à éviter, car ils peuvent retenir
l’humidité et favoriser la moisissure.
Pendant l’hiver, il est également judicieux d’inspecter
les cormes à quelques reprises. Si l’un d’eux devient
mou ou commence à pourrir, on l’enlève afin d’éviter que
le problème se propage. |
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Pourquoi une chambre froide imparfaite peut poser
problème
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En théorie, la conservation paraît simple. En pratique,
tout le monde ne possède pas un endroit offrant des
conditions idéales.
C’est justement mon problème.
Ma chambre froide n’est pas parfaite en matière de
température et d’humidité. Lorsque l’endroit est trop
chaud ou trop sec, les cormes peuvent progressivement se
déshydrater. À l’inverse, un endroit trop humide et
insuffisamment ventilé favorise les moisissures et les
pourritures.
J’ai rencontré le même genre de problème avec mes pommes
de terre de semence.
C’est pour cette raison que j’ai cherché une méthode
correspondant mieux à mes installations. |
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Ma méthode : conserver les cormes sous terre pendant
l’hiver
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Depuis quelques années, je conserve mes cormes de
glaïeuls sous terre dans le jardin.
Je fais quelque chose de semblable avec mes pommes de
terre de semence.
Il faut toutefois comprendre exactement ce que signifie
cette méthode. Il ne s’agit pas simplement de laisser
les glaïeuls plantés dans la plate-bande et de les
abandonner à l’hiver québécois.
Les cormes doivent absolument être protégés du gel.
Dans mon cas, je les enterre dans une zone prévue pour
l’entreposage et je mets environ 6 pouces de terre
au-dessus. Lorsque le froid arrive, généralement vers le
mois de novembre, j’ajoute une bonne protection de
paillis.
Cette couverture supplémentaire est essentielle à ma
méthode. |
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Six pouces de terre ne suffisent pas à protéger du
gel
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Il faut apporter ici une précision importante.
Dans une grande partie du Québec, six pouces de terre à
eux seuls ne peuvent absolument pas garantir qu’un corme
de glaïeul restera hors gel pendant tout l’hiver.
Le gel peut descendre beaucoup plus profondément.
La réussite de l’entreposage sous terre dépend donc de
plusieurs facteurs : l’épaisseur totale de l'isolation,
le type de paillis, l’accumulation de neige,
l’exposition du terrain, les températures hivernales, le
drainage et les caractéristiques du sol.
Ma méthode doit donc être considérée comme un
entreposage enterré isolé et hors gel, et non comme une
culture où l’on laisse simplement les glaïeuls passer
l’hiver dans la plate-bande.
Si vous ne pouvez pas être certain que les cormes seront
protégés du gel, la conservation traditionnelle dans un
endroit intérieur à environ 4 à 7 °C est beaucoup plus
sécuritaire. |
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Pourquoi l’entreposage dans la terre peut
fonctionner
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La terre possède une certaine inertie thermique. Elle
réagit beaucoup moins rapidement aux changements de
température que l’air extérieur.
Lorsqu’un entreposage est suffisamment profond et bien
isolé, les variations de température peuvent donc être
moins importantes.
Dans mon cas, cette méthode m’a donné de meilleurs
résultats que ma chambre froide imparfaite, où j’avais
parfois des problèmes de déshydratation.
Mais encore une fois, le principe fondamental est de
maintenir les cormes hors gel. |
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Attention également à l’humidité
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Le froid n’est pas le seul ennemi.
Un corme conservé dans un sol saturé d’eau peut pourrir
même s’il ne gèle jamais.
L’endroit choisi pour un entreposage enterré doit donc
être très bien drainé. Il faut empêcher autant que
possible les accumulations d’eau autour des cormes,
particulièrement pendant les périodes de redoux ou lors
de la fonte des neiges.
C’est donc toujours une question d’équilibre : assez de
protection contre le froid, mais pas un milieu
constamment détrempé. |
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Glaïeuls sous une structure de serre de jardin |
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Ressortir les cormes au printemps
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Au printemps, je récupère mes cormes lorsque les grands
froids sont passés. Chez moi, cela peut se faire autour
du mois d’avril selon les conditions.
Avec l’augmentation des températures, les cormes
commencent progressivement à sortir de leur dormance.
Je peux alors les inspecter, sélectionner les plus beaux
et préparer ma plantation.
Ensuite, bingo : on replante et le cycle recommence. |
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Comment reconnaître un bon corme de glaïeul?
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Un bon corme destiné à être replanté doit être ferme et
exempt de pourriture.
Les plus gros cormes possèdent généralement davantage de
réserves et ont de meilleures chances de produire
rapidement une hampe florale vigoureuse.
À l’inverse, un corme très mou, fortement desséché ou
présentant des lésions importantes n’est pas un bon
candidat.
Il ne faut donc pas seulement chercher à conserver le
maximum de cormes. Il vaut mieux privilégier du matériel
sain. |
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Maladies et ravageurs des glaïeuls
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Même si les glaïeuls sont relativement faciles à
cultiver, quelques problèmes peuvent apparaître.
Les thrips font notamment partie des ravageurs pouvant
attaquer le feuillage et les fleurs. Des maladies
fongiques et bactériennes peuvent également provoquer
des taches, des déformations ou des pourritures des
cormes.
La prévention commence avec une bonne hygiène de culture
: utiliser des cormes sains, éliminer les spécimens
malades, éviter les blessures pendant la récolte,
favoriser un bon drainage et ne pas conserver des cormes
présentant des signes évidents de pourriture.
Lorsqu’on multiplie soi-même ses glaïeuls pendant
plusieurs années, cette sélection devient encore plus
importante. |
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Une culture économique qui devient rapidement
autosuffisante
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On peut commencer avec quelques dizaines de cormes
achetés au printemps. On les plante, on profite des
fleurs pendant l’été, on récupère les nouveaux cormes à
l’automne et on les replante l’année suivante.
Les cormelles permettent ensuite d’augmenter
progressivement la production.
Après quelques années, on peut se retrouver avec
suffisamment de glaïeuls pour produire une grande
quantité de bouquets sans devoir acheter continuellement
de nouveaux cormes.
C’est exactement ce qui s’est produit chez moi.
À force de tout récupérer et de tout replanter, j’en ai
maintenant tellement que la plantation occupe une bonne
superficie du jardin. J’arrive au point où je dois
sélectionner ce que je conserve et où je peux partager
les surplus avec d’autres jardiniers. |
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Produire des bouquets de glaïeuls pendant une grande
partie de l’été
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Pour quelqu’un qui aime les fleurs coupées, les glaïeuls
sont difficiles à battre.
Ils produisent de grandes hampes spectaculaires, offrent
énormément de choix de couleurs et permettent d’obtenir
beaucoup de fleurs sur une superficie relativement
limitée.
En échelonnant les plantations, en cultivant plusieurs
variétés et en récoltant les hampes au bon stade, on
peut prolonger considérablement la période pendant
laquelle on dispose de fleurs fraîches.
Chez moi, on retrouve notamment beaucoup de rouges, mais
également des blancs, des jaunes et différentes autres
couleurs. Cela permet de varier constamment les
bouquets. |
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Les principales erreurs à éviter avec les glaïeuls
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Une première erreur consiste à planter les cormes dans
une terre constamment détrempée. Le drainage est
essentiel pour limiter les risques de pourriture.
Une autre erreur est de couper trop de feuilles
lorsqu’on récolte les fleurs. Les feuilles restantes
sont indispensables pour permettre au nouveau corme
d’accumuler suffisamment de réserves.
Il faut également éviter de confondre le glaïeul avec
une plante bulbeuse parfaitement rustique. Dans les
régions froides, les cormes doivent être récoltés ou
protégés par une véritable méthode d’entreposage hors
gel.
Pour un entreposage intérieur, une température autour de
4 à 7 °C, combinée à un environnement sec et bien
ventilé, constitue une excellente référence.
Enfin, il faut trier son matériel chaque année.
Conserver absolument tout, y compris des cormes mous ou
malades, n’est pas une bonne stratégie. |
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CONCLUSION
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Le glaïeul est une plante formidable pour le jardinier
qui souhaite produire ses propres fleurs coupées. Sa
culture est relativement simple, sa floraison est
spectaculaire et ses longues hampes permettent de
réaliser de magnifiques bouquets pendant l’été.
Chez moi, avec environ 200 cormes en culture, ma femme
peut cueillir régulièrement de nouvelles fleurs, faire
des bouquets pour la maison et le gazebo et même en
offrir à nos amis. Comme les fleurs d’une hampe
s’ouvrent progressivement du bas vers le haut, une tige
récoltée au bon moment peut continuer à évoluer pendant
plusieurs jours dans le vase.
Il est également intéressant de comprendre que ce que
nous appelons couramment un « bulbe de glaïeul » est en
réalité un corme. Contrairement au véritable bulbe,
constitué de couches charnues comme celles d’un oignon
ou d’une tulipe, le corme est une tige souterraine
renflée et compacte servant de réserve. Pendant l’été,
un nouveau corme se forme au-dessus de l’ancien et de
petites cormelles apparaissent autour de lui. C’est ce
mécanisme qui permet de multiplier progressivement sa
production.
À l’automne, les cormes doivent être protégés du gel. La
méthode traditionnelle consiste à les faire sécher puis
à les entreposer dans un endroit frais, sombre, sec et
bien ventilé, idéalement autour de 4 à 7 °C.
De mon côté, comme ma chambre froide ne m’offre pas
toujours les conditions idéales de température et
d’humidité, j’ai obtenu de bons résultats avec un
entreposage sous terre soigneusement isolé, un principe
que j’utilise également pour certaines pommes de terre
de semence. Cette méthode ne consiste toutefois pas à
simplement abandonner les glaïeuls dans le jardin : il
faut absolument empêcher le gel de rejoindre les cormes
et éviter les excès d’eau.
Au printemps, je récupère les cormes, je sélectionne les
plus beaux et je les replante. Puis tout recommence :
les pousses apparaissent, les grandes hampes se forment,
les couleurs arrivent et les bouquets reviennent dans la
maison.
Et c’est probablement ce qui rend les glaïeuls aussi
intéressants. On peut commencer avec quelques cormes et,
quelques années plus tard, se retrouver avec une
véritable petite production de fleurs coupées. C’est
simple, économique, reproductible et surtout très
agréable lorsqu’on peut aller au jardin chercher presque
à volonté de grandes tiges fleuries pour composer ses
propres bouquets. |
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Commentaire de Serge
Fortier : |
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Collaborateur de
Jardinage Québec : |
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Serge Fortier EPCC est
environnementaliste, consultant en jardinage
écologique, auteur, conférencier, formateur et collaborateur certifié de Jardinage Bricolage
Autosuffisance Recyclage Québec. |
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