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LES TROIS SŒURS : MAÏS, HARICOTS ET COURGES AU POTAGER

 
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Les trois soeurs
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Résumé de la vidéo et contenu inédit :
 
Serge Fortier EPCC (Monsieur Paillis), collaborateur certifié de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, se spécialise dans l'Enseignement du Processus de Consommation Circulaire (EPCC). Il nous partage, entre autres, ses nombreuses expériences et connaissances en nous proposant des méthodes de jardinage écologique en respect de l'environnement et qui demandent moins d'efforts aux jardiniers à la maison.
 
 
Dans cette vidéo, Serge Fortier (Monsieur Paillis) nous présente son expérience de culture des trois sœurs associant maïs, haricots grimpants et courges au potager. Il explique pourquoi ses haricots sont devenus trop vigoureux et ont fini par faire plier les tiges de maïs. Cette expérience permet de comprendre l’importance de l’espacement, de la circulation de l’air et du choix des variétés. Il partage les erreurs à éviter pour mieux réussir cette association de cultures traditionnelle. Ses observations permettent d’adapter la méthode des trois sœurs à un potager familial.
 
 
 
 
Contenu de l'article de la vidéo :
 
Août 2024 :
 

LES TROIS SŒURS AU POTAGER : UNE EXPÉRIENCE AU RÉSULTAT PEU INTÉRESSANT

 
L’association du maïs, des haricots grimpants et des cucurbitacées, communément appelée « les trois sœurs », est probablement l’une des associations de cultures les plus connues au potager. Je la pratique chaque année, mais j’aime varier la façon de disposer les plants afin d’observer ce qui fonctionne le mieux dans mes conditions.

Cette année, j’ai justement tenté une nouvelle expérience. Au printemps, j’ai semé six petits îlots de maïs sucré disposés à certaines distances les uns des autres. Chaque îlot formait un cercle d’environ 20 pouces de diamètre contenant huit plants de maïs. J’ai ensuite semé des haricots grimpants au centre afin qu’ils utilisent les tiges de maïs comme supports naturels.

Au début, tout allait bien. Les maïs poussaient, les haricots grimpaient et l’expérience semblait prometteuse. Mais en milieu de saison, les haricots sont devenus beaucoup plus vigoureux que prévu. Ils ont dépassé les maïs, leurs tiges se sont entremêlées et elles ont progressivement formé un véritable dôme végétal au-dessus des plants.

Cette masse est finalement devenue tellement lourde qu’elle a fait plier plusieurs tiges de maïs. Une partie des îlots s’est retrouvée complètement écrasée.

J’ai quand même récolté du maïs et les haricots continuent à produire. Ce n’est donc pas un échec complet. Mais une chose est certaine : je ne répéterai pas cette expérience de la même manière l’année prochaine!
 
 
Les 3 soeurs lors de la plantation au printemps
Les 3 soeurs lors de la plantation au printemps
 
 

Que sont les trois sœurs au potager?

Les trois sœurs désignent une association traditionnelle du maïs, du haricot et de la courge issue des savoirs agricoles de peuples autochtones d’Amérique du Nord. Les façons de cultiver ces plantes ensemble ont varié selon les peuples, les régions, les variétés disponibles et les conditions climatiques. Il ne faut donc pas réduire cette pratique à une seule recette universelle.

Le principe général repose toutefois sur une complémentarité intéressante entre trois cultures possédant des formes de croissance très différentes.

Le maïs pousse verticalement et peut servir de support naturel aux haricots grimpants. Les haricots utilisent les tiges de maïs comme tuteurs vivants. Les courges, quant à elles, se développent horizontalement et leurs grandes feuilles couvrent progressivement le sol.

Cette couverture végétale contribue à protéger le sol du soleil, à réduire l’évaporation de l’eau et à limiter l’espace disponible pour certaines mauvaises herbes.

Les haricots, comme légumineuses, ont également la capacité de fixer l’azote atmosphérique grâce à une symbiose avec certaines bactéries présentes au niveau de leurs racines. Il faut toutefois nuancer l’idée voulant que les haricots fournissent directement une grande quantité d’azote au maïs pendant la saison. Une partie importante de cet azote est d’abord utilisée par le haricot lui-même. Les bénéfices pour le sol deviennent notamment intéressants lorsque les racines et les résidus végétaux se décomposent.

On obtient donc un système dans lequel le maïs occupe la hauteur, les haricots utilisent cette structure verticale et les courges couvrent le sol.

Sur papier, c’est presque parfait. Mais encore faut-il respecter les besoins de chacune des plantes.
 
 

Mon expérience avec six cercles de maïs sucré

L’idée de mes six îlots était simple : concentrer plusieurs maïs dans de petits cercles afin que les haricots semés au centre disposent de plusieurs tiges sur lesquelles grimper.

Chaque cercle d’environ 20 pouces contenait huit plants de maïs.

Au début de la saison, cette disposition semblait très bien fonctionner. Les haricots trouvaient facilement les tiges de maïs et grimpaient à travers celles-ci. Je pouvais donc produire deux légumes dans le même espace sans installer une grande structure pour soutenir les haricots.

Le problème est apparu lorsque les haricots ont atteint le sommet des maïs.

Un haricot grimpant vigoureux ne s’arrête évidemment pas de pousser simplement parce qu’il est arrivé au sommet de son support. Ses tiges continuent à chercher quelque chose sur lequel s’accrocher.

Comme mes maïs étaient rapprochés, les haricots sont passés d’une tige à l’autre. Les nouvelles pousses se sont croisées et entremêlées au-dessus des plants.

Au lieu d’avoir plusieurs tiges de maïs portant chacune quelques haricots, je me suis retrouvé avec une seule grosse structure végétale reliant pratiquement tout l’îlot.
 
 

Pourquoi les haricots ont-ils fait plier les maïs?

Une tige de haricot ne semble pas particulièrement lourde. Mais lorsqu’on additionne plusieurs plants, leurs longues tiges, les feuilles et finalement les gousses, la charge devient considérable.

Après une pluie, le feuillage mouillé ajoute encore du poids.

C’est exactement ce qui est arrivé dans mes îlots. Les tiges de maïs devaient supporter toute cette végétation entremêlée et plusieurs ont fini par plier.

Certains groupes sont demeurés relativement debout, mais d’autres se sont pratiquement effondrés. À certains endroits, les tiges de maïs étaient tellement couchées sous les haricots qu’on les distinguait à peine.

Le problème n’était donc pas nécessairement de faire grimper des haricots sur du maïs. C’était surtout la quantité de végétation concentrée sur une très petite surface.
 
 
Disposition des plantes vers la fin de l'été au jardin de Serge Fortier
Disposition des plantes vers la fin de l'été au jardin de Serge Fortier
 
 

Une plantation beaucoup trop dense

C’est probablement la principale leçon que je retiens de cette expérience.

Huit plants de maïs dans un cercle d’environ 20 pouces, auxquels s’ajoutent plusieurs haricots grimpants, représentent énormément de végétation.

Au printemps, lorsque les plants sont petits, tout semble relativement dégagé. On voit encore beaucoup de terre et on pourrait facilement croire qu’il reste de l’espace.

Il faut pourtant toujours imaginer les plantes à leur taille adulte.

Deux mois plus tard, les feuilles de maïs occupent beaucoup d’espace et les haricots peuvent produire plusieurs mètres de tiges. Si on ajoute les cucurbitacées dans une véritable association des trois sœurs, le volume de végétation devient encore plus important.

Une courge coureuse peut envoyer ses tiges à plusieurs mètres de son point de plantation.

Au potager, maximiser l’espace ne signifie donc pas remplir chaque centimètre carré.

Il faut laisser aux plantes suffisamment de place pour se développer sans transformer le jardin en masse végétale impossible à entretenir.
 
 

Trop de densité réduit la circulation de l’air

Une plantation trop dense entraîne également un autre problème : l’air circule moins facilement entre les feuilles.

Cette année, nous avons reçu beaucoup de pluie. Dans une masse de maïs et de haricots complètement entremêlés, le feuillage peut demeurer humide longtemps après une averse.

Cette humidité persistante peut favoriser le développement de certaines maladies fongiques et différents problèmes de pourriture.

Une plantation dense ne devient évidemment pas automatiquement malade. Mais lorsqu’on combine beaucoup de feuillage, une mauvaise circulation d’air, des températures favorables et des pluies fréquentes, on augmente les risques.

C’est pourquoi l’espacement demeure important même lorsqu’on pratique les associations de cultures.
 
 

La compétition pour la lumière

Les plantes compagnes restent également des plantes qui doivent partager les ressources disponibles.

Le maïs, les haricots et les courges utilisent tous de l’eau, de la lumière et des éléments nutritifs.

Lorsque les haricots forment un dôme au-dessus du maïs, ils peuvent commencer à ombrager une partie de son feuillage. Or, le maïs a encore besoin de ses feuilles après la formation des épis pour poursuivre la photosynthèse et alimenter le remplissage des grains.

Une bonne association de cultures doit donc trouver un équilibre entre complémentarité et compétition.

Dans mon expérience, les haricots avaient tout simplement pris trop de place.
 
 
 
 

J’ai tout de même récolté du maïs

Heureusement, je n’ai pas perdu toute ma récolte.

J’ai réussi à sortir plusieurs épis de mes différents îlots avant que la situation devienne trop problématique.

Le fait que les maïs aient plié vers la fin de leur cycle était évidemment moins grave que si cela s’était produit beaucoup plus tôt.

Si les tiges s’étaient couchées avant la pollinisation ou pendant la formation des épis, les conséquences auraient pu être beaucoup plus importantes.

Dans mon cas, le maïs avait déjà accompli une bonne partie de son travail.

Une fois les épis récoltés, je pouvais donc me concentrer sur les haricots.
 
 

Les haricots produisent encore, mais la récolte est compliquée

Les haricots n’ont pas cessé de produire simplement parce que les maïs se sont couchés.

Je continue donc à récolter des gousses.

Le problème est surtout l’accessibilité.

Lorsque toutes les tiges sont entremêlées et que la structure s’est affaissée, les haricots se retrouvent un peu partout à l’intérieur d’une grosse masse de végétation. Il faut déplacer les feuilles, chercher les gousses et essayer de ne pas endommager davantage les plants.

Je me suis donc créé pas mal de trouble pour faire ma récolte. Ma femme me l’a d’ailleurs fait remarquer!

C’est un élément qu’on oublie parfois lorsqu’on planifie un potager : une méthode ne doit pas seulement permettre aux plantes de pousser. Elle doit également permettre au jardinier de circuler, d’observer les plants et de récolter facilement.
 
 

Les trois sœurs fonctionnent-elles vraiment?

Mon expérience ne signifie absolument pas que l’association des trois sœurs ne fonctionne pas.

Ce qui n’a pas fonctionné, c’est ma façon particulière de disposer les plants.

C’est très différent.

La réussite des trois sœurs dépend de nombreux facteurs : les variétés utilisées, la vigueur des haricots, la solidité du maïs, l’espacement, la fertilité du sol, l’ensoleillement, les précipitations et la place disponible pour les courges.

Une méthode qui fonctionne parfaitement avec certaines variétés peut donner un résultat très différent avec du maïs sucré plus court et des haricots extrêmement vigoureux.

Il faut donc adapter la méthode à son jardin plutôt que suivre aveuglément une formule.
 
 

Choisir un maïs suffisamment robuste

Tous les maïs n’ont pas la même hauteur ni la même solidité.

Lorsqu’on veut utiliser le maïs comme tuteur vivant, cette différence devient importante.

Certaines variétés produisent de grandes tiges robustes alors que d’autres sont plus courtes. Un maïs sucré moderne n’a pas nécessairement été sélectionné pour supporter une importante masse de haricots grimpants.

Le choix des variétés peut donc influencer considérablement le résultat.

Il faut également éviter que les haricots prennent trop rapidement le dessus sur le maïs.
 
 

Laisser le maïs prendre de l’avance

Une bonne stratégie consiste à établir le maïs avant les haricots.

Le maïs doit avoir suffisamment poussé et développé son système racinaire avant que les haricots commencent réellement à l’utiliser comme support.

On peut attendre que les jeunes maïs soient bien établis, autour d’une quinzaine de centimètres ou davantage selon les conditions, avant de semer les haricots.

Le principe est simple : si une plante doit servir de tuteur vivant, il faut lui donner le temps de devenir suffisamment solide pour remplir cette fonction.

Si un haricot très vigoureux démarre trop rapidement, il risque de concurrencer et de surcharger le maïs.
 
 
L'expérience des 3 soeurs à été décevante pour Serge Fortier
L'expérience des 3 soeurs à été décevante pour Serge Fortier
 
 

Ne pas mettre trop de haricots

Quelques haricots grimpants peuvent produire une quantité impressionnante de végétation.

Il n’est donc pas nécessaire d’en semer beaucoup autour de chaque groupe de maïs.

C’est justement une erreur que j’éviterais lors d’une prochaine expérience.

Plusieurs haricots très vigoureux peuvent rapidement relier les tiges de maïs entre elles et recréer le fameux dôme qui m’a causé problème.

L’objectif est que les haricots utilisent les maïs comme supports, pas qu’ils les fassent disparaître sous leur feuillage.
 
 

Où placer les courges?

Les courges ont besoin d’encore plus d’espace.

Je préfère les imaginer à la périphérie de l’installation afin que leurs tiges puissent courir vers les zones dégagées.

Leurs grandes feuilles peuvent alors jouer leur rôle de couverture du sol sans congestionner davantage le centre de la plantation.

Il faut également penser aux passages.

Une tige de courge peut facilement être endommagée si on marche dessus. Si toutes les courges traversent les endroits où l’on doit passer pour récolter les haricots, l’entretien devient rapidement compliqué.

Il vaut donc mieux prévoir dès le départ la direction dans laquelle on souhaite laisser courir les cucurbitacées.
 
 

Les trois sœurs ont besoin d’un sol fertile

Il ne faut pas croire non plus que cette association élimine les besoins nutritifs des plantes.

Le maïs et les courges peuvent être assez exigeants.

Les haricots participent au cycle de l’azote, mais ils ne remplacent pas instantanément la fertilité nécessaire au maïs.

Il est donc préférable de partir avec un sol vivant, fertile et contenant suffisamment de matière organique.

Un apport de compost mûr peut être utile lorsque le sol en a besoin. Une bonne couverture du sol aide également à conserver l’humidité et à soutenir l’activité biologique.
 
 

Ne pas oublier l’eau

Même si les feuilles des courges réduisent l’évaporation, trois cultures importantes poussent simultanément dans le même secteur.

Leurs besoins en eau peuvent donc être considérables, particulièrement pendant les périodes chaudes et sèches.

Il faut vérifier l’humidité réelle du sol plutôt que se fier uniquement à son apparence en surface.

Une couverture végétale conserve l’humidité plus longtemps, mais elle ne remplace évidemment pas l’arrosage lorsqu’une sécheresse se prolonge.
 
 

La pollinisation du maïs reste importante

La disposition du maïs doit également tenir compte de sa pollinisation.

Le maïs est principalement pollinisé par le vent. Le pollen produit au sommet des plants doit atteindre les soies des futurs épis.

C’est pourquoi il est généralement préférable de cultiver plusieurs maïs regroupés en blocs plutôt qu’en une seule longue rangée.

Mes petits îlots présentaient donc un certain intérêt à ce niveau puisqu’ils regroupaient plusieurs plants.

Il faut cependant trouver un équilibre : assez de proximité pour favoriser la pollinisation, mais suffisamment d’espace pour que le feuillage et les haricots ne forment pas une masse compacte.
 
 

Que faire si les haricots deviennent envahissants?

Si vous constatez que les haricots commencent à former une grosse masse au-dessus des maïs, mieux vaut intervenir avant que tout s’effondre.

Certaines tiges peuvent être redirigées vers un support supplémentaire, un tuteur ou une corde.

L’important est d’intervenir assez tôt.

Une fois que plusieurs longues tiges sont complètement entremêlées, essayer de les séparer risque de provoquer davantage de dommages.

L’observation régulière demeure donc l’un des meilleurs outils du jardinier.
 
 

Comment je m’y prendrai autrement

Une chose est certaine : l’année prochaine, je ne referai pas mes six cercles de la même façon.

Cela ne veut pas dire que j’abandonnerai les trois sœurs.

Je vais simplement modifier ma façon de les cultiver.

Je donnerai davantage d’espace aux maïs et je laisserai ceux-ci prendre une bonne avance avant d’installer les haricots.

Je limiterai également le nombre de haricots grimpants afin d’éviter qu’une énorme masse de végétation se forme au-dessus des maïs.

Les courges seront placées davantage en périphérie pour leur permettre de courir vers les espaces libres sans bloquer les passages.

Je pourrais également ajouter quelques supports supplémentaires si les haricots deviennent particulièrement vigoureux.

Le but est de conserver les avantages de cette association tout en évitant les problèmes que j’ai observés cette année.
 
 
Un peu de théorie sur les 3 soeurs au jardin
Un peu de théorie sur les 3 soeurs au jardin
 
 

Une expérience ratée peut être utile

Je fais beaucoup d’expériences au jardin.

Des fois ça marche, des fois ça marche moins bien.

La plupart du temps, heureusement, ça fonctionne!

Mais je trouve important de montrer également les expériences dont le résultat est moins intéressant.

C’est souvent de cette manière qu’on apprend le plus.

Cette expérience m’a permis de constater concrètement jusqu’à quel point les haricots grimpants peuvent devenir vigoureux, combien leur poids peut affecter les tiges de maïs et à quelle vitesse une plantation trop dense peut devenir difficile à gérer.

Je sais maintenant que cette disposition précise n’est pas adaptée à ma façon de jardiner.

L’année prochaine, je pourrai corriger le tir.
 
 
 

CONCLUSION

Mon expérience des trois sœurs partait d’une idée qui semblait pourtant intéressante : six cercles d’environ 20 pouces de diamètre contenant chacun huit plants de maïs sucré, avec des haricots grimpants au centre utilisant les tiges de maïs comme supports naturels.

Au début, tout allait bien.

Puis les haricots ont pris énormément de vigueur. Ils ont dépassé les maïs, leurs tiges se sont entremêlées et elles ont formé un véritable dôme végétal.

Le poids des tiges, des feuilles et des gousses, particulièrement lorsque le feuillage était mouillé, a fini par faire plier plusieurs tiges de maïs.

La plantation est devenue trop dense, la circulation de l’air moins bonne et la récolte des haricots beaucoup plus compliquée.

Malgré tout, j’ai récolté du maïs et je continue à récolter des haricots.

L’expérience n’est donc pas complètement ratée.

Elle m’a surtout démontré qu’une excellente association de plantes peut devenir problématique lorsqu’on concentre trop de végétation dans trop peu d’espace.

Les trois sœurs demeurent une façon fascinante d’associer le maïs, les haricots et les courges au potager. Mais il faut adapter la méthode aux variétés cultivées, à l’espace disponible, au climat et à la vigueur des plantes.

C’est aussi cela, jardiner : essayer, observer, apprendre et modifier sa façon de faire.

L’année prochaine, les trois sœurs pourront donc revenir au jardin.

Mais mes six petits cercles de maïs chargés de haricots, eux, ne reviendront pas!

Bon jardinage!

Serge Fortier, alias M. Paillis.
 
 
 
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Serge Fortier EPCC est environnementaliste, consultant en jardinage écologique, auteur, conférencier, formateur et collaborateur certifié de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec.
 
 
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