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RÉCOLTE DES OIGNONS
2
variétés - Quand? Comment? |
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Résumé de la vidéo et
contenu inédit
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Kéven Prescott, collaborateur de Jardinage Bricolage
Autosuffisance Québec, nous donne une tonne de conseils
quant à la culture intérieure et extérieure. Que ce soit
pour les semis sous lampes ou la culture de son jardin
potager, Kéven saura vous démontrer que bien cultiver
c'est aussi avoir une belle récolte à conserver et à
transformer direction plus d'autosuffisance. Monsieur
Salut! a aussi beaucoup de connaissances quant à la
culture des agrumes au Québec. |
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Dans cette vidéo, Kéven Prescott -
Maraîcher-horticulteur nous explique comment savoir
quand récolter les oignons au potager et reconnaître les
signes de maturité. Il montre pourquoi il préfère
laisser le feuillage se coucher naturellement plutôt que
de le forcer. Il présente ses résultats avec l’oignon
rose de Roscoff Keravel et l’Ailsa Craig ainsi que son
essai de fertilisation avec l’ActiPro. Il explique
également comment faire sécher et ressuyer correctement
les oignons après leur récolte. Enfin, il partage ses
conseils pratiques pour conserver les oignons dans de
bonnes conditions pendant plusieurs mois. |
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Contenu de l'article de la vidéo : |
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xxx 2026 :
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RÉCOLTER ET CONSERVER LES OIGNONS AU POTAGER :
CULTURE, FERTILISATION ET CONSEILS DE KÉVEN PRESCOTT
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CULTIVER DE GROS OIGNONS ET SAVOIR QUAND LES
RÉCOLTER
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Cultiver des oignons au potager peut sembler assez
simple : on les sème, on les plante, on les laisse
grossir et on les récolte à la fin de l’été ou à
l’automne. Sur le terrain, plusieurs facteurs
influencent pourtant directement la grosseur des bulbes,
leur maturité et leur capacité à se conserver pendant
plusieurs mois.
Cette année, j’ai justement pu observer mes oignons dans
des conditions qui ressemblent probablement à celles de
bien des jardiniers. Depuis le début du mois de juillet,
j’ai eu beaucoup d’autres choses à faire et certaines
parties du potager ont reçu moins d’attention. Les
mauvaises herbes ont donc pris pas mal de place dans ma
planche d’oignons.
Malgré cela, les oignons avaient déjà bénéficié de
quelques désherbages pendant l’été et surtout d’une
bonne croissance en début de saison. Le résultat est
intéressant : même dans une planche devenue beaucoup
moins propre que je l’aurais souhaité, plusieurs bulbes
ont atteint une très belle grosseur.
Cette expérience rappelle une chose importante : ce qui
se passe au début de la culture peut avoir une influence
considérable sur la récolte finale. |
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Kéven Prescott procède à la récolte de ses
oignons |
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Pourquoi le début de saison est important pour faire
grossir les oignons
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L’oignon fonctionne différemment de plusieurs
légumes-fruits du potager. Avant de produire un gros
bulbe, la plante doit développer suffisamment de
feuillage et un bon système racinaire.
Chaque feuille contribue à la photosynthèse et permet à
la plante de fabriquer les réserves qui seront ensuite
accumulées dans le bulbe. Une croissance vigoureuse en
début de saison donne donc à l’oignon une bonne base
pour la suite.
C’est notamment ce que j’ai observé avec la
fertilisation de ma planche. Lorsque les oignons
démarrent rapidement au printemps, ils prennent une
avance qui peut se maintenir pendant une bonne partie de
la saison.
Cela ne signifie pas qu’on peut complètement abandonner
la culture par la suite. Les oignons supportent mal une
compétition importante avec les mauvaises herbes,
particulièrement lorsqu’ils sont jeunes. Leur feuillage
relativement étroit couvre peu le sol et laisse beaucoup
de lumière aux plantes indésirables.
Un désherbage régulier demeure donc préférable. Dans mon
cas, la planche a été négligée davantage à partir de
juillet, mais les oignons étaient déjà bien développés. |
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La grosseur des oignons dépend des conditions de
culture
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Lorsqu’on voit un énorme oignon sortir du potager, il
est tentant d’attribuer tout le résultat à la variété.
La génétique joue évidemment un rôle majeur, mais elle
ne fait pas tout.
La grosseur finale dépend également de la fertilité du
sol, de l’espacement, de la disponibilité de l’eau, de
l’ensoleillement, de la durée de la saison de croissance
et de la compétition exercée par les mauvaises herbes.
La date de semis ou de plantation est également
importante. Un plant qui bénéficie d’une longue période
pour produire son feuillage avant le déclenchement de la
bulbaison dispose généralement d’un meilleur potentiel.
L’arrosage doit pour sa part être suffisamment régulier
pendant la croissance active. Des alternances
importantes entre sécheresse et excès d’eau peuvent
ralentir la croissance. Il faut chercher à maintenir une
humidité relativement constante sans transformer la
planche en terrain détrempé.
Et il faut garder une chose en tête : deux jardiniers
cultivant exactement la même variété peuvent obtenir des
oignons de grosseurs très différentes. |
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Comment savoir quand récolter les oignons ?
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C’est probablement l’une des questions les plus
fréquentes : comment savoir qu’un oignon est prêt à être
récolté ?
Le meilleur indicateur est généralement fourni
directement par la plante.
Lorsque le bulbe arrive à maturité, le feuillage
commence à perdre sa vigueur. Le collet s’assouplit et
les feuilles finissent naturellement par se coucher.
Elles commencent ensuite à jaunir et à sécher
progressivement.
Quand un oignon est couché naturellement et que la
majorité de son feuillage commence à dépérir, on sait
que sa croissance arrive à sa fin. C’est le moment où
l’on peut commencer la récolte.
Tous les oignons d’une même planche n’arrivent cependant
pas nécessairement à maturité exactement le même jour.
Certains se couchent plus rapidement alors que d’autres
restent verts et continuent encore leur développement.
C’est pour cette raison que je préfère récolter en
fonction de l’état réel des plants plutôt que d’imposer
une date unique à toute la planche. |
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Engrais ActiPro |
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Faut-il coucher les feuilles des oignons pour les
faire grossir ?
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On entend encore parfois le conseil de coucher
volontairement les feuilles des oignons pour provoquer
leur maturation ou faire grossir davantage les bulbes.
Je ne le fais pas.
Coucher artificiellement le feuillage ne fait pas
grossir le bulbe. Tant que les feuilles sont vertes et
fonctionnelles, elles continuent à réaliser la
photosynthèse et à alimenter la plante. Les endommager
ou interrompre prématurément leur fonctionnement peut au
contraire réduire la période pendant laquelle certains
bulbes auraient continué à prendre du volume.
Forcer le feuillage à se coucher peut donner
l’impression que tous les oignons arrivent à maturité en
même temps et permettre une récolte plus uniforme. Mais
cette uniformité peut être obtenue au prix de la
croissance des plants qui n’étaient pas encore
réellement prêts.
Je préfère donc laisser les oignons décider eux-mêmes du
moment où ils terminent leur cycle.
Quand le feuillage tombe naturellement, le signal est
beaucoup plus fiable. |
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Récolter les oignons progressivement
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Cette méthode permet aussi de récolter en plusieurs
étapes.
Si une partie de la planche est prête alors que d’autres
plants sont encore bien verts, rien n’oblige à tout
arracher en même temps. On peut commencer par les bulbes
arrivés à maturité et laisser les autres profiter de
quelques jours ou semaines supplémentaires lorsque les
conditions le permettent.
Cela évite notamment de sacrifier la grosseur
potentielle des derniers oignons simplement pour
terminer toute la récolte en une seule journée.
Lorsqu’on retire les bulbes, il faut évidemment éviter
de les blesser. Une coupure ou un choc important peut
créer une porte d’entrée pour les microorganismes
responsables de pourritures et réduire considérablement
la durée de conservation.
Si le sol est compact, mieux vaut ameublir légèrement la
terre autour des bulbes plutôt que de tirer brutalement
sur le feuillage. |
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L’oignon rose de Roscoff Keravel bio : une belle
découverte
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Parmi les variétés testées cette année, l’une des belles
surprises a été l’oignon rose de Roscoff Keravel bio.
C’était ma première année avec cet oignon et les
résultats au potager ont été très intéressants. Les
bulbes ont atteint un beau format et présentent cette
coloration caractéristique qui distingue les oignons
roses.
C’est exactement le genre d’essai que j’aime faire au
potager : cultiver une nouvelle variété dans mes propres
conditions et observer son comportement pendant une
saison complète.
Une variété peut avoir une excellente réputation, mais
rien ne remplace l’expérience dans son propre jardin.
Type de sol, fertilisation, climat, pluviométrie, durée
de saison et pratiques culturales peuvent modifier
considérablement les résultats.
Après cette première expérience et compte tenu du format
obtenu, c’est une variété que je serais tout à fait prêt
à cultiver de nouveau. |
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L’oignon Ailsa Craig : du potentiel pour produire de
gros bulbes
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L’autre variété cultivée est l’Ailsa Craig, un oignon
reconnu pour sa capacité à produire des bulbes
particulièrement volumineux lorsque les conditions sont
favorables.
Et dans ma planche, certains spécimens sont
effectivement impressionnants.
Au moment de la récolte, quelques bulbes sont tellement
gros qu’ils occupent presque entièrement les ouvertures
pratiquées dans la toile de culture. Certains deviennent
franchement des monstres!
Là encore, il ne faut cependant pas conclure que la
variété garantit automatiquement des oignons géants.
Pour exploiter son potentiel, il faut lui fournir
suffisamment de temps, d’espace, de lumière, d’eau et
d’éléments nutritifs.
Ces deux variétés m’ont donné de beaux formats et font
partie des oignons que j’envisage de continuer à
utiliser. |
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FERTILISER, RESSUYER ET CONSERVER LES OIGNONS APRÈS
LA RÉCOLTE
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Test de l’engrais ActiPro sur les oignons
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Une partie importante de mon expérience cette année
concernait la fertilisation.
J’ai testé l’engrais ActiPro produit par Acti-Sol sur
une planche d’oignons afin de comparer les résultats
avec ceux obtenus auparavant grâce à un mélange que je
préparais moi-même à base notamment de frass d’insectes
et de fumier de poule.
L’objectif était très concret : est-ce qu’un produit
granulé déjà formulé pouvait me donner des résultats
comparables tout en simplifiant mon travail?
Dans mes conditions de culture, la réponse a été
positive.
Les résultats observés ont été très similaires à ceux
obtenus avec mon mélange maison. Les oignons ont
développé de gros bulbes et la récolte est très
satisfaisante. |
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2 variétés d'oignons récoltées |
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Pourquoi un engrais granulé peut simplifier la
fertilisation
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La principale différence observée n’est donc pas
nécessairement dans la grosseur des oignons, mais dans
la facilité d’utilisation.
Avec un mélange préparé soi-même, il faut manipuler
plusieurs produits, mesurer les quantités et essayer
d’obtenir une répartition suffisamment uniforme.
Certains amendements très fins sont également moins
agréables à manipuler. Ils peuvent produire de la
poussière et leur distribution régulière dans une
planche demande davantage d’attention.
Un produit granulé déjà formulé simplifie beaucoup cette
étape. Il devient plus facile de mesurer une quantité
correspondant à la superficie cultivée et de répartir
les granules uniformément.
Cela ne veut toutefois pas dire qu’il faut fertiliser
davantage. Avec les engrais, plus n’est pas synonyme de
mieux.
Il faut respecter les doses recommandées et tenir compte
de la fertilité initiale du sol. Une fertilisation
excessive peut provoquer des déséquilibres et ne
garantit absolument pas de plus gros oignons. |
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Fertiliser les oignons au bon moment
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L’un des enseignements les plus intéressants de cet
essai concerne le moment où la fertilisation produit le
plus d’effet.
Dans mes observations, l’impact est particulièrement
visible au printemps et au début de la croissance. Une
culture qui démarre rapidement développe son feuillage
et prend une avance qui influence ensuite le rythme du
reste de la saison.
Une première fertilisation adaptée au début de la
culture peut donc être particulièrement intéressante
lorsque le sol en a besoin.
Dans mon essai, un apport supplémentaire a également été
effectué vers le début de juillet afin d’accompagner la
croissance.
Il faut néanmoins éviter de poursuivre inutilement une
fertilisation riche en azote lorsque les bulbes
approchent de leur maturité. À ce stade, on cherche
plutôt à permettre à la plante de terminer normalement
son cycle et à favoriser une bonne maturation pour la
conservation.
Le calendrier doit donc être adapté à la date de
plantation, à la variété et au climat. |
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Frass et fumier de poule : pourquoi mon mélange
fonctionnait bien
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Le mélange maison utilisé auparavant associait notamment
du frass et du fumier de poule.
Le frass correspond aux déjections et résidus issus de
l’élevage d’insectes. Utilisé comme amendement ou
fertilisant selon le produit, il peut contribuer à
apporter des éléments nutritifs et de la matière
organique au sol.
Le fumier de poule est également connu pour sa richesse
nutritive. Il doit toutefois être utilisé sous une forme
correctement compostée ou transformée et avec un dosage
approprié, car un produit trop concentré peut endommager
les cultures.
L’intérêt du test n’était donc pas de démontrer qu’un
produit commercial fait nécessairement mieux qu’un
mélange maison. Au contraire, les résultats étaient très
semblables.
Ce qui m’intéresse, c’est que je peux obtenir un
résultat comparable avec beaucoup moins de préparation.
Pour moi, c’est un avantage pratique suffisamment
important pour continuer à utiliser le produit. |
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Séchage des oignons avec ventilateur |
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Que faire immédiatement après avoir récolté les
oignons ?
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La récolte n’est que la première étape lorsqu’on
souhaite conserver des oignons pendant plusieurs mois.
Une fois sortis du sol, les bulbes contiennent encore
beaucoup d’humidité. Leur collet et leurs enveloppes
externes doivent sécher correctement avant
l’entreposage.
On entre alors dans la phase de ressuyage et de séchage.
Je commence par placer les oignons dans un endroit sec
et bien ventilé. Lorsque les conditions météorologiques
sont favorables, ils peuvent rester quelques jours à
l’extérieur. Dans mon cas, je peux les déposer dans des
bacs ou les laisser temporairement dans un secteur sec
du potager.
L’objectif est de commencer à faire sécher les
enveloppes externes et surtout le collet. |
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Combien de temps faut-il faire sécher les oignons ?
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Quelques jours de beau temps peuvent amorcer le
processus, mais pour obtenir des oignons destinés à une
longue conservation, il vaut mieux considérer le séchage
comme une étape plus longue.
Après cette première période, je poursuis le séchage
pendant environ deux à trois semaines dans un endroit
chaud, sec et bien aéré.
La circulation d’air est essentielle. Les oignons ne
doivent pas être entassés dans une masse humide où l’air
ne circule pas.
On peut les disposer en une couche, utiliser des claies
ou des contenants très aérés. L’important est de
permettre à l’humidité de s’évacuer.
Si la météo est pluvieuse ou très humide, mieux vaut
effectuer le séchage sous abri plutôt que de laisser les
bulbes exposés aux intempéries. L’objectif n’est pas de
les cuire au soleil, mais de les faire sécher
progressivement. |
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Comment reconnaître un oignon suffisamment sec pour
l’entreposage ?
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Un oignon prêt à être entreposé présente plusieurs
signes faciles à observer.
Les enveloppes externes deviennent sèches et papyracées.
Le feuillage est complètement desséché et le collet
n’est plus épais, vert ou humide.
C’est seulement lorsque ce processus est suffisamment
avancé que je prépare les bulbes pour leur stockage.
On peut alors couper le feuillage en laissant un petit
collet plutôt que de couper directement au ras du bulbe.
Les racines sèches peuvent également être raccourcies.
Il faut profiter de cette étape pour examiner chaque
oignon. |
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Tri, séchage et conservation des oignons |
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Trier les oignons avant de les conserver
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Tous les bulbes ne devraient pas automatiquement
rejoindre la réserve hivernale.
Un oignon blessé, très mou, atteint de pourriture ou
dont le collet reste anormalement humide risque de se
détériorer rapidement. Placé avec les autres, il peut
également créer des conditions favorables à la
propagation de problèmes.
Les bulbes imparfaits mais encore parfaitement
consommables devraient être utilisés en premier.
Les plus beaux oignons, fermes, secs et sans blessures
importantes sont réservés à la conservation prolongée.
Ce simple tri peut faire une grosse différence après
quelques mois. |
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Où conserver les oignons pendant l’hiver ?
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Une fois correctement séchés et préparés, les oignons
doivent quitter l’endroit chaud utilisé pour le séchage
et être placés dans un environnement plus frais, sec,
sombre et bien ventilé.
Il faut surtout éviter les contenants hermétiques qui
emprisonnent l’humidité.
Des paniers ajourés, des cagettes, des filets ou
d’autres contenants permettant une bonne circulation
d’air sont beaucoup mieux adaptés.
L’humidité excessive est l’un des grands ennemis de la
conservation. Un environnement trop chaud peut également
accélérer la germination et réduire la durée de
stockage.
Même dans de bonnes conditions, il est utile de vérifier
les réserves périodiquement et de retirer rapidement un
bulbe qui commence à ramollir ou à pourrir. |
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Ce que cette saison m’a appris sur la culture des
oignons
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Cette saison a été intéressante parce qu’elle n’a
justement pas été parfaite.
Certaines parties du potager ont été moins entretenues à
partir de juillet. Les mauvaises herbes ont pris
beaucoup de place et je n’ai pas pu intervenir aussi
souvent que je l’aurais souhaité.
Pourtant, les oignons avaient bénéficié d’un bon départ
et plusieurs ont atteint une taille remarquable.
Cela confirme à mes yeux l’importance de mettre les
cultures dans de bonnes conditions dès le départ : une
variété adaptée, un sol correctement préparé, une
fertilisation raisonnable au bon moment, suffisamment
d’eau et quelques désherbages pendant la période
critique.
Le test de l’ActiPro a également répondu à la question
que je voulais vérifier. Dans mes conditions, j’ai
obtenu des résultats très semblables à ceux de mon
mélange maison de frass et de fumier de poule, avec une
utilisation beaucoup plus simple grâce au produit
granulé et déjà formulé.
Pour un jardinier qui aime expérimenter, c’est
exactement l’intérêt de ce genre d’essai. On ne cherche
pas seulement à savoir si quelque chose fonctionne. On
cherche à déterminer si cela fonctionne suffisamment
bien pour simplifier notre façon de jardiner. |
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CONCLUSION
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Réussir une belle récolte d’oignons ne dépend pas d’une
seule intervention. C’est l’ensemble de la saison qui
construit progressivement le résultat.
Un bon départ au printemps permet aux plants de produire
le feuillage nécessaire à la formation de beaux bulbes.
Une fertilisation adaptée peut soutenir cette
croissance, mais elle doit rester raisonnable et être
appliquée au bon moment. L’eau, l’espacement, le
contrôle des mauvaises herbes et le choix variétal
complètent ensuite l’équation.
Au moment de la récolte, le meilleur conseil reste
d’observer les plants. Lorsque le feuillage se couche
naturellement et commence à sécher, les oignons nous
indiquent eux-mêmes qu’ils approchent de leur maturité.
Il n’est pas nécessaire de coucher artificiellement les
feuilles pour faire grossir les bulbes.
Cette année, l’oignon rose de Roscoff Keravel bio et
l’Ailsa Craig m’ont donné de très beaux formats et
constituent deux expériences que j’ai envie de
poursuivre. Le test de fertilisation avec l’ActiPro a
lui aussi été concluant dans ma planche : des résultats
comparables à mon mélange maison, mais avec une
préparation et un dosage beaucoup plus simples.
Enfin, il ne faut surtout pas négliger ce qui vient
après l’arrachage. Faire sécher correctement les
oignons, laisser le collet et les enveloppes perdre leur
humidité, poursuivre le séchage dans un endroit chaud et
ventilé, puis trier et entreposer les meilleurs bulbes
dans un endroit frais et sec sont des étapes
indispensables pour profiter longtemps de la récolte.
Et quand on sort de terre un oignon tellement gros qu’il
a presque de la difficulté à passer dans l’ouverture de
la toile de culture, on peut quand même se dire que
l’expérience au potager a plutôt bien fonctionné! |
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Commentaire de Kéven
Prescott : |
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