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SCROFULAIRE DU MARYLAND : UNE PLANTE INDIGÈNE POUR LES POLLINISATEURS

 
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Résumé de la vidéo et contenu inédit :
 
Sylvie Beaulieu (La Sylphe des Prairies), collaboratrice certifiée de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec, est passionnée de nature, de flore indigène, d’insectes, d’herboristerie et de plantes médicinales. Avec son conjoint, elle a créé Prairie Boussole, une prairie de près de 10 000 pi² regroupant près d’une centaine d’espèces indigènes. À travers ses capsules et ses articles, elle partage ses connaissances sur les plantes indigènes, leur rôle écologique et leurs usages, tout en sensibilisant à la préservation de la biodiversité et de notre patrimoine végétal.
 
 
Dans cette vidéo, Sylvie Beaulieu - La Sylphe des Prairies nous fait découvrir la scrofulaire du Maryland, une plante indigène discrète mais particulièrement intéressante pour les pollinisateurs. Elle la compare à la scrofulaire noueuse et explique pourquoi leurs petites fleurs riches en nectar attirent de nombreux insectes. Elle nous montre également la jeune scrofulaire du Maryland implantée dans sa prairie et présente son impressionnant potentiel de croissance. Cette plante peut devenir une alliée précieuse dans un jardin ou une prairie consacrée à la biodiversité. Une belle découverte qui démontre que les plantes les plus discrètes peuvent parfois être parmi les plus fascinantes.
 
 
 
 
Contenu de l'article de la vidéo :
 
13 août 2026 :
 

LA SCROFULAIRE : UNE PLANTE DISCRÈTE AU NECTAR EXCEPTIONNEL POUR LES POLLINISATEURS

 

DÉCOUVRIR LA SCROFULAIRE ET SON IMPORTANCE POUR LA BIODIVERSITÉ

Certaines plantes attirent immédiatement le regard par leurs grandes fleurs colorées, leur parfum ou leur port spectaculaire. D’autres demandent qu’on prenne le temps de s’arrêter et de les observer pour découvrir toute leur richesse. C’est exactement le cas des scrofulaires. À première vue, elles peuvent sembler plutôt modestes, mais lorsqu’on s’en approche et qu’on observe l’activité qui règne autour de leurs petites fleurs, notre perception change complètement.

Je vous présente ici deux espèces qui se ressemblent beaucoup : la scrofulaire noueuse (Scrophularia nodosa) et la scrofulaire du Maryland (Scrophularia marilandica). La première n’est pas indigène d’Amérique du Nord, tandis que la seconde est une espèce nord-américaine que nous avons choisi d’installer dans notre prairie.

Au-delà de leur origine différente, ces deux plantes possèdent une caractéristique qui mérite vraiment qu’on s’y attarde : leurs petites fleurs produisent un nectar particulièrement intéressant pour les pollinisateurs.
 
 
Sylvie Beaulieu nous parle de 2 variétés de scrofulaire
Sylvie Beaulieu nous parle de 2 variétés de scrofulaire
 

Une plante qui ne cherche pas à impressionner au premier regard

Quand on pense à un jardin fleuri, on imagine souvent les pivoines, les lis et toutes ces grandes fleurs spectaculaires qui attirent immédiatement notre attention. Elles sont magnifiques pour nous, mais une fleur spectaculaire aux yeux d’un humain n’est pas nécessairement celle qui offrira la ressource alimentaire la plus intéressante aux insectes.

Avec la scrofulaire, c’est presque l’inverse. Ses fleurs sont petites et relativement discrètes. De loin, on pourrait facilement passer devant la plante sans vraiment la remarquer. Pourtant, le véritable spectacle ne se trouve pas seulement dans la fleur : il se trouve dans toute la vie qu’elle attire.

C’est justement ce qui m’intéresse beaucoup avec les plantes indigènes et les aménagements consacrés à la biodiversité. On apprend progressivement à regarder un jardin autrement. On ne choisit plus nécessairement une plante uniquement parce qu’elle possède une énorme fleur ou une couleur éclatante. On commence aussi à observer ce qu’elle apporte à l’écosystème.

Combien d’insectes la visitent? Pendant combien de temps fleurit-elle? Produit-elle du nectar? S’intègre-t-elle bien avec les autres plantes? Offre-t-elle une ressource alimentaire lorsque d’autres espèces sont moins florifères?

La scrofulaire devient alors beaucoup plus impressionnante qu’elle ne le semblait au premier coup d’œil.
 
 

Un nectar très recherché par les pollinisateurs

L’un des principaux attraits des scrofulaires est leur production de nectar. Chez la scrofulaire du Maryland, les petites fleurs offrent une ressource nectarifère abondante qui attire une remarquable diversité de visiteurs.

On peut notamment y observer différentes abeilles, des bourdons, des guêpes, des mouches et des papillons. Le colibri à gorge rubis peut également faire partie des visiteurs de cette plante.

Voilà pourquoi une plante aussi discrète peut devenir particulièrement intéressante dans un jardin consacré aux pollinisateurs.

Lorsqu’on aménage pour la biodiversité, il est important de ne pas raisonner uniquement en fonction de l’apparence des fleurs. Il faut aussi penser en termes de ressources. Une plante qui produit beaucoup de nectar pendant une période relativement longue peut jouer un rôle complémentaire aux autres espèces présentes dans l’aménagement.

C’est particulièrement important parce que les besoins des insectes ne s’arrêtent pas après les grandes floraisons du printemps. Un bon jardin pour pollinisateurs devrait idéalement offrir une succession de floraisons pendant toute la saison.
 
 

Observer les fleurs de près pour découvrir leur beauté

Il faut vraiment s’approcher de la scrofulaire pour apprécier ses fleurs.

Elles sont petites, mais leur structure est très intéressante. Les fleurs de ce genre sont généralement tubulaires à légèrement campanulées et peuvent présenter des teintes verdâtres, rougeâtres, pourpres ou brunâtres.

Lorsqu’on prend le temps de les regarder attentivement, on découvre donc une fleur beaucoup plus complexe qu’elle ne paraît de loin.

C’est aussi là que l’observation des pollinisateurs devient fascinante. On peut voir les insectes se présenter devant l’ouverture de la fleur et aller chercher le nectar à l’intérieur.

Pour moi, c’est une autre façon d’apprécier la beauté d’une plante. La beauté ne vient plus uniquement de la dimension ou de la couleur de la fleur. Elle vient aussi du mouvement, de l’activité et de toutes les interactions qui se déroulent autour d’elle.

Une scrofulaire couverte de pollinisateurs peut devenir beaucoup plus captivante à observer qu’une grande fleur ornementale qui demeure pratiquement sans visiteurs.
 
 

Une longue période d’intérêt au jardin

La durée de floraison représente un autre élément important lorsqu’on choisit des végétaux pour soutenir les pollinisateurs.

Dans notre contexte et selon les espèces, les scrofulaires peuvent offrir une floraison qui s’étend sur une bonne partie de l’été. Dans la capsule, j’observe cette période d’intérêt de la fin juin jusqu’en septembre, ce qui en fait une plante particulièrement intéressante à intégrer dans un ensemble où plusieurs espèces se succèdent.

Il faut toutefois garder en tête que la période exacte de floraison varie selon l’espèce, la région, l’exposition, les conditions météorologiques et l’âge de la plante.

Cette floraison estivale et tardive peut être précieuse dans un aménagement pour la biodiversité. L’objectif n’est pas qu’une seule plante nourrisse tous les pollinisateurs pendant toute la saison, mais plutôt de créer une succession de ressources.

Au printemps, certaines espèces commencent le travail. D’autres prennent le relais au début de l’été, puis d’autres encore poursuivent la floraison jusqu’à la fin de l’été et à l’automne.

La scrofulaire peut très bien trouver sa place dans cette chaîne alimentaire saisonnière.
 
 

La scrofulaire noueuse : une proche parente venue d’ailleurs

La première plante présentée dans la capsule est la scrofulaire noueuse, Scrophularia nodosa.

Elle constitue un excellent point de comparaison parce qu’elle ressemble beaucoup à la scrofulaire du Maryland. Il faut cependant faire une distinction importante : la scrofulaire noueuse n’est pas une plante indigène d’Amérique du Nord.

Lorsqu’on souhaite aménager spécifiquement pour favoriser notre flore indigène, cette différence devient importante. Cela ne signifie pas qu’une plante introduite ne puisse jamais fournir de nectar ou être visitée par des insectes. Cela signifie simplement que, dans une démarche où l’on souhaite privilégier les relations écologiques développées avec les espèces de notre continent, les plantes indigènes méritent une attention particulière.

Dans notre prairie, c’est donc la scrofulaire du Maryland que nous avons choisi d’implanter.

Et elle ne fait que commencer à nous montrer ce qu’elle pourra devenir.
 
 
Pollinisateur attiré par la Srofulaire noueuse
Pollinisateur attiré par la Srofulaire noueuse
 

LA SCROFULAIRE DU MARYLAND DANS UNE PRAIRIE FAVORABLE AUX POLLINISATEURS

 

La scrofulaire du Maryland : une plante qui peut devenir imposante

Lorsque je me rends dans notre prairie pour vous montrer notre scrofulaire du Maryland, il faut faire un petit exercice d’imagination.

Elle est encore dans sa première année de croissance et paraît plutôt timide. À ce stade, quelqu’un qui la découvre pourrait difficilement imaginer l’ampleur qu’elle pourra prendre avec les années.

Pourtant, Scrophularia marilandica peut devenir une grande plante vivace. Dans de bonnes conditions, elle peut atteindre environ 1,5 à 3 mètres de hauteur.

Dans notre prairie, je m’attends donc à voir notre plant dépasser éventuellement les deux mètres si les conditions lui conviennent. J’ai particulièrement hâte de suivre son évolution au cours des prochaines années et de pouvoir observer la différence entre cette jeune plante encore discrète et le grand plant mature qu’elle pourrait devenir.

Cette hauteur doit évidemment être prise en considération lorsqu’on décide où l’installer.

Une plante qui peut dépasser deux mètres risque de cacher des végétaux plus petits si elle est placée devant eux. Dans une prairie, un jardin naturaliste ou une plate-bande consacrée aux plantes indigènes, elle gagnera généralement à être installée là où sa hauteur pourra contribuer à la structure verticale de l’aménagement plutôt que devenir un obstacle.
 
 

Scrofulaire noueuse et scrofulaire du Maryland : comment les différencier?

Les deux espèces peuvent sembler très proches lorsqu’on les découvre pour la première fois.

La différence la plus importante dans le contexte de notre prairie concerne évidemment leur origine. La scrofulaire noueuse est une espèce originaire d’Eurasie, alors que la scrofulaire du Maryland appartient naturellement à la flore de l’est de l’Amérique du Nord.

Leur stature permet également de les distinguer lorsqu’elles arrivent à maturité. Dans la capsule, la scrofulaire noueuse observée atteint autour d’un mètre, tandis que la scrofulaire du Maryland possède le potentiel de dépasser largement cette hauteur.

Il faut néanmoins éviter d’utiliser uniquement la hauteur pour identifier une plante. La taille réelle dépend énormément des conditions de croissance, de l’âge du plant, de l’humidité, du sol et de la lumière disponible.

L’identification devrait donc toujours tenir compte de plusieurs caractéristiques plutôt que d’un seul critère.
 
 
 
 

Où planter la scrofulaire du Maryland?

Une plante favorable aux pollinisateurs devient encore plus intéressante lorsqu’on lui offre les conditions qui lui permettent de bien se développer.

Dans la nature, la scrofulaire du Maryland se rencontre notamment dans des boisés, des lisières et différents milieux possédant une certaine humidité. En culture, elle peut s’adapter à différentes conditions de lumière et apprécie généralement les sols qui conservent une certaine fraîcheur tout en étant bien drainés.

Avant de la planter, il faut surtout penser à sa dimension future. Une petite scrofulaire nouvellement installée peut donner l’impression qu’on dispose de beaucoup d’espace autour d’elle. Quelques années plus tard, le résultat peut être très différent.

C’est d’ailleurs une leçon importante lorsqu’on crée une prairie de plantes indigènes : il faut essayer de visualiser l’aménagement à maturité et non seulement au moment de la plantation.
 
 

Une plante particulièrement intéressante pour un jardin de biodiversité

Si votre objectif est uniquement de produire une plate-bande composée des fleurs les plus grosses et les plus colorées possible, la scrofulaire ne sera probablement pas la première plante qui attirera votre attention.

Si votre objectif est plutôt de créer un milieu vivant, elle devient beaucoup plus intéressante.

La scrofulaire du Maryland illustre parfaitement une idée que j’aime beaucoup transmettre : l’intérêt écologique d’une plante et son caractère spectaculaire pour l’œil humain sont deux choses complètement différentes.

Les petites fleurs de la scrofulaire peuvent paraître insignifiantes à plusieurs mètres de distance. Pour les insectes qui recherchent du nectar, la situation est tout autre.

Dans un jardin vivant, les insectes deviennent eux-mêmes une partie du spectacle.

On ne regarde plus seulement les fleurs : on regarde les bourdons passer d’une fleur à l’autre, les petites abeilles se nourrir, les guêpes explorer les inflorescences, les papillons s’arrêter et parfois même les colibris venir profiter de la ressource disponible.

Le jardin change alors complètement de fonction. Il n’est plus simplement décoratif. Il devient un petit écosystème que l’on peut observer quotidiennement.
 
 

Les guêpes aussi ont leur place parmi les visiteurs

Lorsqu’on parle de pollinisateurs, on pense immédiatement aux abeilles, aux bourdons et aux papillons. Pourtant, les scrofulaires attirent également de nombreuses guêpes.

Et cela mérite d’être souligné.

Les guêpes sont parfois mal perçues au jardin, mais plusieurs espèces jouent un rôle écologique important. Certaines visitent les fleurs pour se nourrir de nectar, tandis que différentes espèces participent également à la régulation de populations d’autres insectes.

Lorsque l’on crée une prairie favorable à la biodiversité, il faut donc essayer de dépasser l’idée qu’il existe seulement quelques « bons » insectes que l’on souhaiterait attirer. Un écosystème fonctionnel repose sur une multitude d’interactions.

La scrofulaire nous permet justement d’observer cette diversité.
 
 
Bouton de fleur de la Scrofulaire noueuse
Bouton de fleur de la Scrofulaire noueuse
 

Une plante idéale pour apprendre à regarder une prairie autrement

Cultiver une prairie de plantes indigènes change progressivement notre façon de jardiner.

Au début, nous sommes souvent attirés par les espèces les plus colorées. Puis, avec le temps, nous commençons à remarquer les plantes plus discrètes et surtout à regarder ce qui se passe autour d’elles.

Une plante couverte d’insectes prend soudainement une valeur complètement différente.

C’est exactement ce que je trouve fascinant avec la scrofulaire. Sa beauté ne nous est pas imposée. Il faut aller la chercher.

Il faut s’approcher, regarder ses petites fleurs, observer leur forme et leurs couleurs, puis attendre quelques instants pour voir arriver leurs visiteurs.

À ce moment-là, une plante qui semblait très ordinaire devient l’un des endroits les plus animés du jardin.
 
 

Intégrer la scrofulaire dans un aménagement pour pollinisateurs

La scrofulaire ne devrait évidemment pas être considérée comme une solution unique pour soutenir la biodiversité.

Le meilleur jardin pour pollinisateurs demeure un jardin diversifié.

Il faut chercher à combiner plusieurs espèces végétales, différentes formes de fleurs, différentes hauteurs et surtout différentes périodes de floraison. Une prairie composée de nombreuses espèces permet d’offrir une variété de ressources et de prolonger la disponibilité du nectar et du pollen.

La scrofulaire du Maryland peut alors devenir une pièce très intéressante de cet ensemble.

Sa hauteur apporte de la verticalité. Sa floraison contribue aux ressources estivales et tardives. Son nectar attire une grande diversité de visiteurs. Son aspect discret permet aussi de l’intégrer entre des plantes plus spectaculaires sans que toutes les espèces entrent en compétition visuellement.

Dans notre propre prairie, c’est précisément cette diversité que nous souhaitons développer. Certaines plantes vont attirer immédiatement le regard, tandis que d’autres, comme la scrofulaire, vont révéler leur intérêt lorsqu’on prendra le temps de les observer.
 
 

Laisser le temps aux plantes vivaces de s’installer

Notre scrofulaire du Maryland est actuellement dans sa première année de croissance. C’est un détail important parce qu’il rappelle une réalité fondamentale lorsqu’on aménage avec des plantes vivaces : il faut être patient.

Un jeune plant n’est pas représentatif de ce qu’il deviendra à maturité.

Durant les premières saisons, une partie importante de son développement se déroule aussi sous terre. Le système racinaire s’installe et la plante s’adapte à son nouvel environnement. Les dimensions et la floraison peuvent ensuite évoluer considérablement.

Il ne faut donc pas conclure trop rapidement qu’une plante est trop petite, peu florifère ou sans intérêt simplement parce qu’elle vient d’être implantée.

Dans notre cas, ce sera particulièrement intéressant de suivre cette scrofulaire au fil des prochaines années. Elle nous permettra d’observer concrètement comment une petite plante encore timide peut progressivement prendre sa place dans une prairie et devenir une grande vivace fréquentée par une multitude d’insectes.
 
 
Tiges de la Scrofulaire - Une plante au nectar exceptionnel
Tiges et fleurs de la Scrofulaire - Une plante au nectar exceptionnel
 

Une autre conception de la beauté au jardin

La scrofulaire nous amène finalement à réfléchir à ce que nous considérons comme une belle plante.

Dans un jardin traditionnel, la beauté est souvent associée à la dimension des fleurs, à leurs couleurs et à leur abondance.

Dans une prairie consacrée à la biodiversité, la définition devient beaucoup plus large.

Une plante peut être magnifique parce qu’un bourdon la visite. Elle peut être intéressante parce qu’elle nourrit plusieurs espèces d’insectes. Elle peut devenir spectaculaire parce qu’elle est constamment animée.

Et une minuscule fleur que l’on aurait ignorée peut devenir fascinante lorsqu’on l’observe de près.

C’est probablement l’une des plus belles choses que nous apprend le jardinage axé sur la biodiversité : regarder davantage et juger un peu moins rapidement les plantes selon leur apparence.
 
 

CONCLUSION

La scrofulaire est un bel exemple d’une plante dont la véritable richesse ne se révèle pas nécessairement au premier regard. Ses fleurs sont modestes, sa présence peut sembler discrète et elle ne possède pas l’apparence spectaculaire de certaines grandes plantes ornementales. Pourtant, lorsqu’on observe ce qui se passe autour d’elle, on découvre une plante fascinante.

La scrofulaire noueuse, Scrophularia nodosa, permet de découvrir les caractéristiques générales de ce groupe de plantes, tandis que la scrofulaire du Maryland, Scrophularia marilandica, présente un intérêt particulier dans un aménagement nord-américain consacré aux plantes indigènes et aux pollinisateurs.

Cette dernière peut devenir une grande vivace dépassant deux mètres dans de bonnes conditions et ses petites fleurs riches en nectar attirent une grande diversité de visiteurs, notamment des abeilles, des bourdons, des guêpes, des mouches, des papillons et même des colibris.

Notre jeune scrofulaire du Maryland n’en est encore qu’à sa première année dans la prairie. Elle paraît timide aujourd’hui, mais son potentiel est immense. J’ai très hâte de suivre son évolution et de voir, au cours des prochaines années, toute la vie qu’elle attirera autour d’elle.

C’est finalement ce qu’il faut retenir de la scrofulaire : ne vous fiez pas aux apparences. Son intérêt ne réside pas uniquement dans ce que nous voyons de loin, mais dans son nectar, dans ses petites fleurs étonnantes et surtout dans toute la biodiversité qui vient la côtoyer.

Comme quoi les plantes les moins spectaculaires sont parfois celles qui nous réservent les plus belles surprises!
 
 
 
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Sylvie Beaulieu est passionnée de plantes indigènes, de biodiversité, d’herboristerie et de plantes médicinales. Avec son conjoint, elle a créé Prairie Boussole, une prairie de près de 10 000 pi² regroupant près d’une centaine d’espèces indigènes. Elle partage ses connaissances sur la flore indigène, son importance écologique et sa préservation à titre de collaboratrice certifiée de Jardinage Bricolage Autosuffisance Recyclage Québec.
 
 
 
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